Sept ans se sont écoulés depuis les dernières aventures de Woody et sa bande, qui, désormais entre les mains de la petite Bonnie, offraient en 2019 un quatrième volet haut en émotions à la franchise Histoire de jouets. Si l’on croyait qu’il s’agissait bien d’un dernier chapitre, l’équipe de Disney et Pixar récidive avec Histoire de jouets 5, un cinquième tour de force qui nous fait de nouveau tomber sous le charme des personnages ayant marqué plus d’une génération.
Avec l’arrivée de la tablette Lilypad et de ses compagnons électroniques, l’heure du jeu est peut-être en plein changement, mais reste tout aussi divertissante. Quelques jours avant la sortie du film, Christian Bégin, nouvellement membre de la distribution canadienne-française, nous parlait d’ailleurs du plaisir de donner vie au nouveau personnage de Rouleau Petit-Pot, un jouet d’apprentissage de la propreté coloré.
Jouets vs écrans

Pour le réalisateur Andrew Stanton et la coréalisatrice Kenna Harris, il était difficile de passer sous le silence l’utilisation massive des écrans chez les jeunes dans un nouveau volet d’Histoire de jouets. Alors que le sujet était inévitable, la question était plutôt de savoir comment les célèbres jouets pourraient interagir avec cette nouvelle réalité. Fidèle à ses prédécesseurs, ce cinquième film de la franchise nous donne ainsi droit à un récit à la fois sensible et amusant, au cours duquel Woody, Jessie, Buzz l’Éclair et leurs acolytes devront faire face au monde de la technologie, qui prend de plus en plus de place dans la vie des enfants.

Maintenant âgée de 8 ans, bien qu’elle soit toujours heureuse de faire vivre une foule de péripéties à ses jouets préférés en créant ses propres histoires, Bonnie réalise rapidement que ce n’est plus le cas pour la majeure partie des enfants de son âge qui préfèrent les écrans — au grand désarroi de la nouvelle shérif en cheffe Jessie, qui, tant bien que mal, essaie de lier d’amitié sa timide propriétaire et ses voisins. Est-ce que la nouvelle tablette Lilypad, prisée de tous, serait la solution pour aider Bonnie à se faire des amis? Tandis que Jessie et la bande en doutent, les parents de la jeune fille décident de tenter le coup, et la menace deviendra bien réelle pour les jouets.
Des nouveaux personnages attachants

Si l’exubérante cowgirl Jessie brille dans ce cinquième volet, entre une armée de Buzz l’Éclair nouvelle génération et l’arrivée de Lilypad (Katherine Levac dans la version canadienne-française), Histoire de jouets 5 introduit l’arrivée de personnages tout aussi attachants les uns que les autres, prêts à faire équipe avec la nouvelle shérif, aussi confrontée à son passé en cours de route, alors qu’elle atterrit chez Blaze, une jeune fille habitant sur un ranch. C’est d’ailleurs là qu’elle fera la rencontre d’Atlas, un hippopotame GPS, Snappy, un appareil photo jouet, ainsi que Rouleau Petit-Pot, un jouet d’apprentissage de la propreté.


Pour Christian Bégin, avoir le rôle de Rouleau Petit-Pot était d’ailleurs quelque chose d’aussi inattendu que réjouissant, puisqu’il partage un lien particulier avec la franchise Histoire de jouets, dont le premier film a été vu à mainte reprises par son fils Théophile et lui. Lors d’une discussion en marge de la sortie du film, l’acteur soulignait même que le premier volet de la franchise était l’un de ses films préférés après Le Parrain. Mis à part une petite participation au dessin animé Toon Marty en 2017 dans lequel il ne faisait que quelques bruitages, il s’agit d’ailleurs d’une première expérience de doublage majeure pour l’acteur qui compte 40 ans de carrière. Après avoir passé les auditions, il n’avait même aucune attente pour la suite et ne croyait pas avoir le rôle.
Celui qui a un grand attachement aux projets jeunesse, fondateurs dans son parcours, racontait notamment l’aisance avec laquelle il avait réussi à trouver la voix de son personnage, porté par Conan O’Brien dans sa version anglaise. Le résultat? Un Rouleau Petit-Pot aussi attachant que drôle, dont les blagues font immanquablement sourire, autant que chacune des intonations avec lesquelles elles sont dites — les classes de maître auxquelles l’acteur a participé dans le cadre de l’émission L’effet Lara lui ont d’ailleurs donné de précieux outils pour la voix, qu’il continue d’appliquer régulièrement dans ses projets, comme celui-ci.
Une suite convaincante à la franchise

Trente ans après avoir avoir introduit l’univers Histoire de jouets, Disney et Pixar arrivent encore à toucher petits et grands avec un cinquième volet bien ancré dans l’ère du temps. Première production des studios Pixar en 1995, la franchise a rallié plusieurs générations au fil des années et Histoire de jouets 5 n’y fait pas exception. Avec ses nombreuses références aux jouets du passé — l’interprète de Rouleau Petit-Pot nous confiait d’ailleurs avoir lui-même eu un jouet semblable lorsqu’il était jeune — et sa capacité à nous émouvoir autant qu’à nous faire rire, cette nouvelle production de Disney/Pixar allie tout le savoir-faire du studio d’animation. Des retrouvailles de Woody et Buzz l’Éclair, jusqu’à la touchante histoire de Jessie, toujours accompagnée de son fidèle Bourrasque, Histoire de jouets 5 rappelle tout l’émerveillement de ses premières aventures — impossible de ne pas sourire en revoyant Rex, Slinky, Monsieur Patate, Hamm, Fourchette et le reste du groupe, prêts à tout pour aider leurs amis.

Si l’histoire de la petite Bonnie aborde des sujets aussi sensibles que la cyberintimidation, elle touche également, avec nostalgie, au pouvoir de l’imaginaire chez les jeunes, alors que l’arrivée de Lilypad et des jouets technologiques chamboule l’ordre des choses en poussant les enfants à grandir plus vite. Comme nous l’a habilement démontré la franchise depuis ses débuts, peu importe notre âge, la créativité et l’amitié sont de précieux alliés, et Histoire de jouets 5 le prouve une fois de plus.
HISTOIRE DE JOUETS 5, de Disney et Pixar, à voir en salle seulement dès maintenant.

Crédit photo de couverture : 2026 Disney/Pixar