On écoute: zouz, Vertiges

Si zouz se taillait déjà une place de choix dans la lignée du noise rock avec ses deux premiers EPs (2017, 2018), avec Vertiges, son premier long jeu depuis ses débuts en 2016, le trio emporte sur le cadre en enchaînant rythmiques complexes et entraînantes.

zouz, crédits : Noémie Sylvestre
zouz, crédits : Noémie Sylvestre

C’est au fil d’une résidence de création entamée à l’été 2020 au Vieux Moulin du Bic que David Marchand, Étienne Dupré et Francis Ledoux s’affairent à construire et penser les chansons qui meublent ce premier album. Une résidence prolifique où se sont enchaînées des journées complètes à jouer et à élaborer le son qui deviendra celui de Vertiges, un son qu’on sent plus mûr, qui vacille entre le post-punk et le math-rock, et qui laisse glisser des moments plus pop. Une proposition dans laquelle, sans délaisser les guitares bien lourdes, les mélodies se succèdent et s’imposent comme un puissant ingrédient à la formule — on n’a qu’à penser à l’entêtante Monotone et à son groove accrocheur.

Les 10 titres s’arriment aux textes de Marchand — appuyé par Dupré sur les pièces Perdre du terrain et Toi qui sais —, qui y va de réflexions personnelles et imagées sur des sujets abordant tant l’amour que l’angoisse de l’époque. Une vision poétique supportée par des rythmes presque hypnotisants (J’ai demandé à personne, Seuls), parfois même chaotiques (Nager ft. N NAO) et corrosifs (Course à rebours, La mort des mots), qui plongent l’auditeur.trice dans une écoute quasi méditative par moment.

Paru le 15 octobre sous Lazy At Work, l’album Vertiges de zouz est disponible sur toutes les plateformes d’achat et d’écoute numériques, ainsi qu’en format physique par ici.

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Karine Gagné

Chef de section culture pour Boucle Magazine, Karine évolue dans le domaine culturel à divers titre. À travers sa curiosité musicale constante, elle met de l’avant une ligne éditoriale axée sur la scène locale et la découverte.

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