Tricoti, tricota

Je suis du type anxieuse, du type stressée. Du genre qui s’en fait pour pas grand-chose, mais qui travaille sur soi pas mal. Avec ma psy, avec des lectures, avec des conseils de ceux et celles qui passent par la même chose, etc.

Je n’ai jamais su pourquoi, mais depuis mon enfance, j’aime faire des bijoux, de la broderie, de la peinture, cuisiner et tricoter. J’ai toujours eu un penchant pour les activités manuelles, artisanales, etc. Plus récemment je me suis mise à fabriquer mes cosmétiques maison comme ma crème, mon savon à lessive et ça aussi, j’adore ça.

Chaque hiver, je me dis que je n’ai pas le temps de tricoter, que je n’ai pas le goût et pourtant, inévitablement, en janvier, la passion de la laine m’appelle. J’ai une devise : je dois tricoter mes restants de laine de l’année d’avant avant d’avoir le « droit » de m’en acheter de la neuve. C’est aussi ma façon d’éviter de surconsommer.

Tricot folie

À mon travail, on a quelques fois fait des paniers remplis de tricots pour donner à moisson Laurentides et au centre d’entraide. Les gens nous faisaient don de laine, on en achetait et on allait en porter avant la guignolée. Il fallait nous voir dès le lendemain de l’Halloween tricoter sur nos heures de dîner! Un cercle de fermières improvisé entre 25 et 60 ans!

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En effet la laine ça m’apaise et comme les tricots sont à la mode, tout le monde en veut ! De plus, en magasin c’est si cher que c’est raison de plus de s’y mettre. Que ce soit au tricotin (qui a bien évolué ces dernières années), à la broche ou au crochet, la laine a le pouvoir de me relaxer. En effet, pendant que je tricote (chez le médecin j’ai déjà eu le temps de faire un cache-cou!): je ne pense à rien, je relaxe, je compte mes mailles et je recommence. Un peu comme un mandala à colorier… j’ai l’impression que les deux hémisphères de mon cerveau sont occupés !

Mon étui de IPAD #accro

De plus, la laine rassemble. Quand des gens me voient tricoter dans les salles d’attente ou les lieux publics, ils viennent me voir! Je peux aussi vous dire que j’ai reçu des trucs de dames « jedi du tricot » plus d’une fois. Des astuces et de la transmission de connaissances de cet art ancien: le tricot.

J’aime offrir mes créations bien sûr, en porter et parfois en vendre pour pouvoir m’autofournir en laine. Bizarrement, au début mars, ma folie de laine s’arrête, je range mon matériel et je n’ai plus le goût de tricoter. Chaque année je me demande si je vais encore avoir le goût tellement j’ai fait de projets. Eh bien, oui,  chaque année le goût me reprend et janvier redevient ma rage laineuse !

Je ne dis pas que le tricot me libère de mon anxiété, ça non, mais cela m’aide vraiment. Pendant que je suis concentrée, mes pensées anxieuses n’ont pas de place, pas de chance, pas de puissance. Je crois que c’est comme si la vie m’avait donné cet intérêt qui me fait le même effet que de cuisiner ou que de fabriquer des bijoux pour m’aider un peu. Le tricot ne remplacera jamais de l’aide, du support ou du suivi thérapeutique s’il y a lieu, mais c’est une carte de plus dans mon jeu, mettons.

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À oui je ne vous l’ai pas dit: j’ai aussi un amour des pompons! Mais ça, c’est une autre histoire. Est-ce qu’il y a des tricoteuses qui lisent Boucle Magazine ? Une maille à la fois, relaxons pour une fois !

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