Le potager : soutenir le zéro déchet et gérer l’anxiété

Je dois l’avouer, je suis du type anxieuse. Je pense tout le temps. Pendant que j’écris ceci, je pense à autre chose. Le hamster dans ma tête fait des triathlons. Pas moi, mais lui, oui. Je tente toujours de garder un équilibre entre ma vie professionnelle et personnelle. Les deux s’entrecoupent beaucoup parce que je vis professionnellement de mes deux passions : la pédagogie et l’écriture.

Il y a quelques années, j’ai développé une nouvelle anxiété : je suis «écoanxieuse» comme les psys appellent cela. Pas trop, mais comme on vit sur la terre empruntée à nos enfants, le principe du zéro déchet commence à être important pour moi. Nous changeons, nous consommons moins et je réutilise beaucoup en plus d’acheter en vrac. Tout ce que j’ai connu depuis que je suis née change. Le saran wrap: j’en veux plus. Les ziplocs: je veux rien savoir, etc.

Depuis 5 ans est donc venu de façon assez naturelle l’envie de faire un potager, premièrement car il n’y a pas d’emballage et on peut manger bio pour pas cher. Pas cher comme dans 8.00 $ investit en semences pour environ 250$-300$ de légumes. Donc pour des raisons d’environnement, d’argent et de saine nutrition: j’ai commencé à être une adepte du potager. Ma grand-mère avait un potager, ma mère aussi et donc c’était logique.

La bette à carde fondante et délicieuse est tellement nutritive en plus !

Ensuite, ma voisine qui jardine m’a donné plein de trucs! Je me suis acheté quelques livres et hop! je me croyais avec mes gants et mon fumier. Non seulement j’ai du rendement, je sauve des sous, des voyages à l’épicerie et je mange bien, mais le potager m’a apporté quelque chose que je n’avais pas vu venir : une diminution de stress, d’anxiété et un sentiment de plénitude.

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Alors je suis rendue avec MES carottes, MES concombres, MA bette à carde, MES poivrons, MES cerises de terre, MES tomates cerises, MES radis, MES fèves vertes et MON plant de courges spaghetti, car voyez-vous quand on se donne tant de mal à les faire pousser ou plutôt tant de bien, on s’attache et ça devient NOS légumes. À partager, à donner, à déguster.

Fines herbes et poivrons côtoient un tournesol semé par le vent, ou un écureuil.

Bref, j’ai découvert que de jouer dans la terre et bien ça a des effets inattendus. Des effets durables et transmissibles  à ceux et celles qui ont le goût d’y mettre les mains. En milieu urbain, en campagne ou même sur une galerie du centre-ville: faire pousser la vie, il y a quelques choses d’apaisant là-dedans. Plusieurs le savent déjà, mais moi je l’ai réalisé dans les dernières années.

Je suis passée du côté où j’aime aller dans une pépinière, faire mes propres germinations et aller voir comment mon potager va à tous les matins, café en main. Bref je souhaite à tout ceux et celles qui font de l’anxiété de vous trouver un petit quelque chose qui vous fait du bien. Alors que ce soit de faire un potager, de cuisiner, de danser, d’écrire, les voyages en VR, les festivals, la broderie, le sudoku et bien je vous souhaite d’en trouver encore plus, et d’avoir la chance parfois d’oublier que vous faites de l’anxiété. Quand je me dis que je change mon stress en salade ou en carottes nantaises ben coudonc, ça m’apaise !

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