CHRONIQUE CINÉMA : l’itinérance sous toutes ses formes

L’itinérance, la pauvreté extrême, avoir le ventre vide et ne pas avoir de toit… personne n’a envie de vivre ça et pourtant, plusieurs se retrouvent dans cette situation. Que ce soit au Québec ou au Canada, cette triste réalité est en effet présente partout à travers le globe. La chronique d’aujourd’hui propose donc des films et séries qui font réfléchir à divers degrés sur la question de l’itinérance.

Série Face à la rue (Jean-Marie Lapointe) 2016-2017

Cette série télévisée québécoise peut être qualifiée de docu-réalité, c’est donc dire qu’elle se trouve à mi-chemin entre le documentaire et la télé-réalité. On y dévoile le portrait d’individus qui ont vu à un moment ou un autre de leur vie la pauvreté de trop près. Jean-Marie Lapointe est très efficace et pertinent dans son rôle de médiateur auprès des personnalités mises de l’avant. Si vous souhaitez vous sensibiliser aux réelles conditions de l’itinérance au Québec, cette série est pour vous.

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Série Face à la rue


Les Amants du Pont-Neuf (Leos Carax) 1991

Ce film de fiction présente l’histoire d’Alex et Michèle, ces deux êtres provenant de milieux bien différents qui seront réunis par des circonstances hasardeuses. Ils feront leur rencontre sur le célèbre Pont-Neuf de Paris et celui-ci deviendra leur chez eux. On suivra donc les deux protagonistes dans leur quotidien hors-norme où la survie et l’amour seront les seuls nécessités. Le réalisateur présente ici une œuvre phare de sa carrière : le mariage entre romantisme et dramatique y est judicieux.

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Les Amants du Pont-Neuf (Carax)


Sans toit ni loi (Agnès Varda) 1985

Dans ce long-métrage, on retrace le récit d’une jeune femme sans-abri, Mona, que l’on retrouve morte dès le commencement du film. On cherche donc à comprendre comment elle en est arrivée là. On l’accompagnera à travers quelques péripéties, alors qu’elle fait diverses rencontres et qu’elle tente simplement de survivre au froid, à la solitude et à la faim. La regrettée cinéaste Agnès Varda présentait avec cette réalisation un portrait puissant et touchant de l’itinérance. Bref, un film à la hauteur de l’ensemble de son œuvre.

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Sans toit ni loi (Varda)


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Affreux, sales et méchants (Ettore Scola) 1976

Ce film est particulièrement perturbant, non seulement par son propos, soit la pauvreté extrême, mais également par sa forme, c’est-à-dire, une comédie brutale. En effet, cette réalisation est très trash. On y présente une famille grossière et sordide vivant dans un bidonville de Rome. Ne vous surprenez pas ; prostitution, violence et avarice sont de la partie ! Ainsi, ce long-métrage se distingue grandement des autres présentés dans la liste. Bien qu’il vous ébranlera par son contenu, il saura étonnamment vous faire rire.

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Affreux, sales et méchants (Scola)


Midnight Cowboy (John Schlesinger) 1969

Comme dernière réalisation, je vous propose le célèbre Midnight Cowboy, gagnant du meilleur film aux Oscars en 1970. On y raconte le destin d’un jeune homme qui après avoir quitté sa ville natale pour s’installer à New York, fera la rencontre d’un sans-abri. Le duo improbable cherchera par tous les moyens à faire de l’argent. Le désenchantement de la réalité les rattrapera rapidement. Pour la simple raison que son propos était audacieux pour l’époque, cette réalisation se doit d’être vue.

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Midnight Cowboy (Schlesinger)


Enfin, je dois faire mention du film Les invisibles qui prendra l’affiche dès le mois de mai en peu partout au Québec. On y présente un centre pour les femmes itinérantes qui se voit obligé de fermer ses portes. Bien que toutes ces œuvres aient un caractère déstabilisant, je le reconnais, elles demeurent nécessaires pour se sensibiliser à la cause de la pauvreté et de l’itinérance.

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