Le bonheur à 40 ans

D’aussi loin que je me souviens, avoir 40 ans c’était être vieux. Jusqu’à récemment, je me disais : My God, je m’en viens vieille. Et à la veille de la quarantaine, j’ai eu une révélation : avoir 40 ans c’est cool.

Dans ma vingtaine, j’ai trippé, j’ai fait le party, eu des aventures, fait des bons coups et de très mauvais coups. Dans la vingtaine on est plus téméraire, on fonce sans se soucier, on apprend. J’ai eu des nuits blanches, des roadtrips sans savoir où ils se termineraient, des brosses au vin de dépanneur, des amourettes d’été (de un jour ou d’une semaine, ou de un mois, qui finissent par faire couler notre mascara cheap). Vivre sur un micro-budget et manger des ramen jusqu’à la prochaine paye. Et la vingtaine ça passe vite. On réaliste pas toujours que ça passe vite jusqu’à temps qu’on frappe la trentaine.

Dans la trentaine on ne tombe plus amoureux du premier venu. Les badboys deviennent moins intéressants, et on se souhaite maintenant des relations moins éphémères. On endure moins l’alcool alors les Mojito et la sangria deviennent des drinks pas trop mortels dans les soirées arrosées. On se cherche une bonne job qui nous donne des conditions, un salaire, et des avantages sociaux. On achète du mascara moins cheap. Certaines deviennent carriéristes, d’autres deviennent des mamans, certaines superwoman deviennent les deux. J’envie les superwoman! Je suis de celles qui ont profité de la trentaine pour s’affirmer, pour mieux se connaitre, se définir, et devenir une meilleure version de soi-même. Jusqu’à temps que l’aube de la quarantaine se dessine.

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À 20 ans et à 40 ans

Et puis me voilà, à quelques jours de passer le cap. Entre l’envie de virer une brosse comme dans le bon vieux temps (ah oui, j’ai commencé à utiliser cette expression), maintenant une seule bouteille de vin me suffit pour me rendre pompette. Mais du bon vin! Fini le temps de la piquette de dépanneur. Et d’un autre côté, je souris à l’idée de profiter de ma sagesse acquise dans la trentaine, pour mieux entamer cette décennie qui s’amorce.

Après mure réflexion, cette nouvelle dizaine arrive sans que j’aie peur. Parce que même si j’ai les seins moins fermes, et que des petites ridules apparaissent au coin de mes yeux, je me sens belle et forte. Forte d’une expérience de vie, de la construction d’une vie à mon image. Assez mature pour savoir ce que je veux, assez jeune pour pouvoir en profiter. Je sais maintenant cuisiner un tartare digne des dieux, et je ne mange plus de ramen. Mon mascara tient toute la journée. Et je peux maintenant profiter de cette quarantaine en plein bonheur.

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Josée Leblond

Chroniqueuse Mise-en-forme

 

 

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