DEATH GRIPS: des rythmes viscéraux au Corona

Le 4 juillet dernier, c’est au Théâtre Corona que le trio énigmatique s’est produit pour sa tournée nord-américaine. On nous avait d’abord avertis d’arriver tôt sur le site du Théâtre Corona, car le spectacle était sold out.  Et  puisqu’il n’y aurait pas de spectacle ni avant ni après, le spectacle commençait à 8 h 00 tapant. Vaut mieux ne pas être en retard.

Moi, mon copain et un ami à nous, Phil, arrivons un peu avant 8 h 00 en se disant que ce serait parfait. On s’attend à arriver au théâtre, boire une bière avant d’entrer et prendre ça tranquille, quoi. Rien ne se passe comme prévu. Une longue file de gens s’étend sur deux coins de rue, la police est présente en face du théâtre, le passage est obligé au détecteur de métal (un peu stressant avant un spectacle) et les T-shirts sont tous vendus avant même que j’arrive. Arfff. Bref, y’avait du monde au rendez-vous! Il semblerait donc que je ne suis pas la seule à apprécier la musique mystifiante de Death Grips.

11725488_10153070943414576_997961426_o

Ce fut un spectacle très impersonnel, de sorte qu’il n’y a eu AUCUNE interaction avec le public. Même pas de : « Hello Montréal! » ou « See ya! ». Aucun arrêt entre les chansons. Chanson après chanson, le groupe enchaînait la musique comme des robots avec, entre autres, I’ve Seen Footage, Blackjack, No Love.  Une fois le spectacle terminé, les lumières s’allument et boum, tout le monde sort. Aucun rappel, aucun applaudissement interminable, même pas de signe de la main. Je me suis sentie comme si je vivais un amour ingrat.

Par contre, durant la bière après-spectacle, moi et les gars on a discuté et on s’est dit que c’était peut-être voulu (!?). Qu’en fait, Death Grips en spectacle serait plutôt une performance artistique et que c’est pour cette raison que le groupe désire garder une distance avec leur public. J’étais vraiment curieuse de savoir si c’était les généreuses portions de bière qui nous inspiraient des théories de la sorte ou si on avait vu juste.

Publicité

Finalement, je crois que nous avions raison. En lisant un article sur NOW Toronto Magazine, je suis tombée sur cette idée de performance artistique où Death Grips s’autoproclamait artistes conceptuels, idée trouvée aussi sur la page Facebook du groupe.  Donc on n’était pas totalement dans l’champs!… Ce qui fait que j’aime encore plus Death Grips!

D’autre part, si Death Grips m’a paru si froid avec le public, le public, lui, créait la chaleur, l’énergie et les fous rires. La foule était énorme! Elle était énergique, jeune et prête à s’éclater sur les solos de drums incroyables de Zach Hill. J’ai adoré être à l’avant malgré la chaleur et la sueur de la foule. Les gens étaient tous respectueux. Il y avait aussi beaucoup de filles dont les « mosh pits » étaient plus soft et l’ambiance était plus détendue. Ce qui rendait l’expérience encore plus agréable. Au final, j’ai adoré le spectacle, ce fût nouveau pour moi et j’étais vraiment contente de pouvoir enfin me défouler sur les rythmes viscéraux de Death Grips.

A+ pour Death Grips

http://thirdworlds.net/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page