Boucle Magazine et Sans culotte ni tabous: au coeur de nos corps!

Quand les filles de Sans culotte ni tabous nous ont écrit, c’était à la base pour nous présenter leurs projets et leur nouvelle entreprise. Je les ai trouvé géniales et je suis partie fouiner sur leur tumblr et sur leurs réseaux sociaux Je me suis vite rendu compte qu’on avait des valeurs très similaires et une vision commune de la beauté du corps. Vous comprenez donc que je me suis alors empressée d’écrire à Caroline et Kasey, les deux sexologues derrière Sans culotte ni tabous, pour leur dire que j’avais envie de faire beaucoup plus avec elles.

Crédit Photo : GRL Photographie et Amalia Fieuzal

Quand j’ai proposé l’idée à l’équipe de Boucle Magazine, ça été un oui assez unanime.  Mettre en pratique la belle mission qu’on prône semblait juste la chose la plus évidente et importante ever. Jusqu’au matin du shooting photo, j’étais très emballée par le projet. C’est une fois rendu sur place que j’ai commencé à paniquer. Ben oui toé, j’ai paniqué. J’avais une boule dans le ventre, le cœur qui capotait. Y’a bien fallu que je me parle, que je me résonne : Mais bordel Mélanie, dans quoi tu t’es encore embarqué. Ayant été l’instigatrice de cette idée,  je me suis rappelé que j’avais moi-même choisis de provoquer cet événement dans ma vie. Je me suis rappelé que je voulais le faire, justement parce que j’étais terrifié de le faire. Parce que ça prouvait qu’il y a encore du chemin à faire pour que toutes les femmes se sentent bien avec leur propre corps . Au moment où j’ai lâché prise et que j’ai dévoilé mon corps aux deux merveilleux artistes photographes qui étaient devant moi , j’ai vécu un des plus beaux moments d’intimité avec mon corps à vie. Il est devenu un oeuvre d’art et une inspiration.

Je le répète encore et encore :  »Sois le changement que tu veux voir dans le monde. » Je veux que les femmes voient des corps qui leur ressemblent, parce que pour moi ça été l’élément déclencheur pour travailler sur l’acceptation de mon corps. Voir une autre femmes qui me ressemble et la trouver belle, c’est ce qui m’a permis de regarder mes cuisses rebondies et mon ventre rond et me dire :  » Toi aussi t’es jolie Mélanie. »  Mon estime personnelle ne s’en est porté que mieux. Je suis heureuse aujourd’hui de vous partagez le magnifique résultat de cette aventure très humaine au cœur de nos corps. Je lève mon chapeau aux autres femmes qui se sont joint à moi, vous êtes tellement belles, toutes à votre propre façon. C’est ce qu’on appelle LA DIVERSITÉ CORPORELLE.

 

 

Dès notre premier contact avec Caroline et Kasey, on a su que le projet serait magnifique et empreint d’humilité. Se mettre à nu, autant au sens propre que figuré, requiert une introspection qui dépasse de loin notre relation avec notre corps au quotidien. Si au départ cette idée génialissime semblait facile d’approche, une fois sur place, la nervosité planait dans l’air. C’est là que la réflexion s’est mise de la partie. Se dévoiler, c’est aussi partager une partie de son âme, de son estime de soi. Malgré la gêne des premiers pas, devant les objectifs des caméras, le naturel est revenu au galop. Beauté, sensibilité et acceptation de soi étaient à l’honneur.  Ça te fait prendre conscience que pour toutes ces fois où le miroir reflètent une image corporelle, ton image corporelle, c’est ton devoir de l’aimer et de l’accepter comme il est. Après tout, on a qu’un seul corps. Pourquoi le critiquer à outrance? On est beaux, pis on est belles. Sérieux. – Audrey-Maude Falardeau

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Crédit Photo : GRL Photographie et Amalia Fieuzal

Le projet des filles est vraiment extraordinaire. Il ne m’a pas ouvert les yeux sur le problème qu’ont les êtres humains (et non pas seulement les femmes) avec la relation vis-à-vis leur corps mais bien la complexité de cette relation. En effet, jusqu’où peut-on promouvoir l’acception de soi et critiquer ceux qui ont recours à la chirurgie plastique ou toute autre intervention pour se sentir mieux. Jusque où peut-on, en tant que porte-parole du changement chez Boucle Magazine être critique avec nous même mais promouvoir le bien-être? Ces lignes peuvent être minces et la différence entre être bien dans sa peau et n’avoir aucun complexe est peut-être inexistante. Personnellement, j’ai plusieurs complexe et je me demande: dois-je accepter totalement mon corps ou puis-je tricher un peu pour me sentir mieux? J’avoue que de fixer les choses que l’on aime pas peut parfois aider, et le fait de se soumettre au regard d’une lentille aussi. C’est libérateur! Dans mon cas, je n’aime pas du tout mes jambes mais si je pense à ceux qui ne peuvent en faire usage, qu’est-ce qu’un peu de cellulite? Nous n’avons qu’un corps dans la vie et bien qu’il est important d’en prendre soin, il est aussi important de l’aimer et d’accepter ses limites. Je n’aurais jamais de grandes gambettes et il est inutile de m’en vouloir! Je crois que nous le savons tous mais qu’il est temps de travailler à être en paix avec nous même et de s’encourager mutuellement. – Eliane Bourque

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Crédit Photo : GRL Photographie et Amalia Fieuzal

 

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Je crois profondément au bénéfice de se retrouver dans « l’état de nature » de nos corps. Dès que l’opportunité se présente à moi de me dévêtir, je saute sur l’occasion! L’appel de Mélanie pour le projet de Sans culotte ni tabou n’est pas tombée dans le vide. C’est avec joie que j’ai offert mon corps pour le projet photo. Dès le début du photoshoot, j’étais enthousiasme et emballée de me mettre nue. Être nue, c’est naturel mais on nous apprend très jeune à être gênée de nos corps. Pour moi, les vêtements c’est comme des bandelettes de tissus qui étouffent et camouflent notre vrai nature aux autres. Mon corps est magnifique indépendamment des normes. J’assume mes grosses cuisses, mes bourrelets et depuis quelques années, les signes de vieillissement: seins moins fermes, rides, etc. Se mettre nu n’est pas pervers ou gênant ou nécessairement sexuel. C’est ce que je voulais montrer à la caméra: la légèreté d’être nu. – Audrée Plamondon 

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Crédit Photo : GRL Photographie et Amalia Fieuzal

Quand j’ai vu le beau projet qui nous était proposé, je me suis écriée «I’m in!», bien que je possède un petit côté exhibitionniste, c’était plutôt pour l’importance du projet. Important parce qu’il est parfait avec la mission de Boucle. Important aussi parce que même nous n’avons pas toujours une relation harmonieuse avec nos corps et qu’il serait hypocrite de vous dire d’aimer le votre sans  l’appliquer nous-même. Je crois, que j’ai peut-être eu plus de facilité à faire la séance photo pour avoir déjà posée nue à deux reprises. Mais j’avais quand même ce petit stress de poser devant non pas un mais deux photographes (géniaux soit dit en passant). Une peur de ne pas faire honneur à l’image dont vous vous faites de moi. D’ailleurs, n’est-ce pas ça le but? Se défaire des attentes des autres? De ce que les gens peuvent penser de nous? Une peur aussi de montrer mon corps avec la quinzaine de livres prisent en un an. Ces livres que j’apprends à côtoyer de nouveau pour la première fois en trois ans. C’est fou comme on oubli vite que nos corps changent rapidement, de minutes en minute. Ce genre de séance, c’est vraiment une tornade d’émotions qui nous fait grandir. Ça nous fait réfléchir sur nos positions, notre vision, sur notre corps. Je crois profondément qu’il est impossible d’endosser un tel projet si on ne s’expose pas, si on ne fait pas le travail que l’on vous demande de faire. Comme Mélanie dit, soyons le changement que nous voulons voir. Faisons-fi des normes sociales et soyons-nous même, parce que la beauté n’a pas une seule définition. – Alexandra Philibert


 

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Crédit Photo : GRL Photographie et Amalia Fieuzal

3 réflexions sur “Boucle Magazine et Sans culotte ni tabous: au coeur de nos corps!”

  1. Bravo pour la sensibilisation. J’aurais souhaité que cela s’élargisse aux hommes aussi car le manque d’estime de soi au plan corporel n’est pas uniquement le fait des femmes.

    1. Mélanie Galipeau

      Vous avez raison Josée! Nous vous présenterons d’ailleurs bientôt le projet d’un photographe où hommes et femmes seront les modèles. Le sujet? Sensibiliser les lecteurs à la question de l’androgénéité et la transexualité.

  2. Pourquoi en parlons nous ? que de plus NATUREL de laisser vivre son corps ? Agée de 67 ans, je ne met jamais ni culottes ni stupide soutien-gorge. On est vraiment à l’aise.

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