La crème de la Ligue nationale d’improvisation

On aurait pu croire que les joueurs de Ligue nationale d’improvisation auraient eu la mine basse après avoir perdu la finale de la Coupe du monde d’improvisation à l’équipe de France, mardi dernier à l’Olympia de Paris. Ce n’est pourtant pas ce à quoi j’ai pu assister lors de la Confrontation des Étoiles, en compétition ce dimanche 29 mars au Club Soda. Au total, neuf des improvisateurs les plus étoilés de la Ligue nationale d’improvisation de la dernière saison se sont réunis sur scène afin de donner le meilleur spectacle possible aux adeptes de cet art sportif. Et c’est bien là où le bas blesse: la compétition au détriment de la construction. Pourtant, des joueurs bien huilés, qui savent d’ordinaire où poser leurs mots. Quelques fois, ce fut au tour de la routine de s’installer. Les noms de la soirée n’avaient pourtant rien à se faire reprocher: Salomé Corbo (vert), LeLouis Courchesne (rouge), Marie-Soleil Dion (orange), Virginie Fortin (bleu), Pier-Luc Funk (orange), Ève Landry (jaune), Mathieu Lepage (vert), Florence Longpré (rouge) et Joëlle Paré-Beaulieu (bleu).

Les joueurs se sont retrouvés comme dans un après-midi entre amis pour une série de compétitions pour décerner le titre de « meilleur bruiteur », « champion des accents » ou bien simplement « champion de la gestion du temps ». Somme toute des qualités à mesurer dans le jeu des improvisateurs, mais sous un angle de rigolade, de plaisance. Et le coeur était à la fête des jeunes et des moins jeunes. Tous groupes d’âge confondus ont su y trouver leur compte, en fait, alors que l’après-midi s’affaissait doucement dans le Club Soda. Même Salomé Corbo a pris le temps de monter sur scène avec sa jeune fille pour lui susurre une viscérale vérité sur la difficulté d’être une femme. Passage qui n’a pas laissé les yeux secs de bien grand public. Comme quoi il n’y a pas que des rires gras, en improvisation.

Je ne saurais dire si tous les matchs possèdent une aussi bonne réceptivité que lors de ce match dominical, mais une chose reste certaine: le coeur y était.

 

Le Théâtre de la LNI

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