Les robes noires de la soumission

Après La Rebelle et le Yankee T.1.: Les Habits rouges de la colère, Marcel Lefebvre était-il en mesure d’offrir un second opus aussi poétique et patriotique que le premier? L’auteur démontre avec brio son talent et sa grande connaissance de l’histoire du Québec avec La Rebelle et le Yankee T.2.: Les robes noires de la soumission.

Dessin sans titre (7)

On retrouve de nouveau un récit très lyrique à la limite du compte. Marcel Lefebvre réitère sa compréhension de l’importance de la description et de l’adjectif dans un roman. Hélas, son utilisation abusive y est encore présente. Le livre débute avec un résumé de ce qui s’est passé lors du premier tome, donc si vous êtes comme moi et lisez parfois quelques livres entre le premier et le deuxième, il vous permettra de vous remettre rapidement dans le bain. Rapide, concis et clair, rien de mieux pour vous rafraîchir la mémoire.

Dans ce deuxième livre d’une trilogie, la romance passe en second plan et la guerre d’indépendance des colonies américaines passe en premier plan. Les Canadiens-Français désiraient-ils vraiment participer ou non à cette guerre? Et si l’équation était plus complexe que de seulement choisir son camp? C’est-à-dire de choisir entre le clergé (le connu) ou de mourir en enfer (l’inconnu). Le clergé détient la vérité absolue n’est-ce pas? Du moins c’est ce que l’on croyait à l’époque.

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En bref, l’auteur a su incorporer de belle façon l’influence du clergé sur les Canadiens-Français durant cette guerre; sournoise et abrutissante. Clément est peut-être celui qui l’illustre le mieux: «L’ignorance voilà contre quoi il se battait». L’ignorance l’adversaire le plus coriace que l’humain ne connaisse à ce jour. Si cette ignorance fut clairement un grand facteur des événements de cette époque, il est difficile de dire s’il fut le seul. Le titre Les robes noires de la soumission cerne très bien aussi le rôle du clergé. Il n’aurait pu être mieux choisi.

C’est donc une Hélène déchirée entre Clément, son lointain cousin et 1er amour, et Siméon, l’artiste et Yankee bostonnais, que l’on retrouve dans ce tome. Un déchirement qui durera tout le long de la lecture et qui nous mène enfin à la comprendre la toute première scène de cette série: Hélène qui se fait recouvrir de goudron. On assiste aussi à la conception de cet enfant symbole de l’espoir, mais il reste une ombre au tableau, est-ce que l’oracle aura eu raison?

Ce sera à vous de le découvrir dans cette excellente suite de La Rebelle et le Yankee T. 2.: Les robes noires de la soumission. Et qui plus est, est-ce que Marcel Lefebvre fera un tour du chapeau avec La Rebelle et le Yankee: Le chant du violon rouge écarlate?

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