La perte de poids : un défi mental avant tout

« Dans une société où une variété considérable de nourriture est disponible, en portions de plus en plus grandes, le seul moyen pour la plupart des gens de contrôler leur poids est d’être…préoccupé par la nourriture. Planifier les repas, planifier les séances d’exercice pour brûler des calories et ne jamais laisser un jour passer sans se demander quoi manger, quelle quantité manger ou combien d’exercices reste-t-il  à faire. « 

– Mary Serdula, Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies

78% des femmes et 64% des hommes nord-américains sont actuellement au régime ou essaient de perdre du poids. 70% des femmes considèrent qu’elle pèsent au-dessus de leur poids idéal. Pourquoi tant d’acharnement à contrôler son poids? Pourquoi est-ce si difficile d’arriver à ne pas reprendre les kilos en trop?

Cet échec plus ou moins collectif à maintenir un poids santé s’explique, selon les chercheurs en motivation Polivy et Herman, par le « Syndrome du Faux Espoir » , le pattern caractéristique emprunté lorsque l’on veut perdre du poids pour la première (ou énième) fois:

1. Faire un régime va être facile. Je vais me reprendre en main, je vais manger des épinards, me faire des smoothies une couple de semaines, puis mes poignées d’amour vont débarrasser en un rien de temps ! »

2. L’engagement. « Wow, je me sens tellement mieux depuis que j’ai décidé de perdre du poids. J’en parle à mes amis, je me sens si fière de moi d’avoir changé mes habitudes.» 

Publicité

3. Premiers livres perdus. «Yes! J’ai perdu 2 livres en 2 semaines, rock on!»

4. Le (tant redouté) plateau. «Voyons, ça fait 3 semaines que je me donne à fond et je n’ai rien perdu, nada, pas un seul gramme…Ça sert à rien ce régime qui me pourrit la vie…Je vais me réconforter avec une bonne poutine, j’en peux plus de me retenir ».

5. L’échec de la perte de poids/reprise du poids perdu. « Ce régime était pas du tout fait pour moi, je devrais en essayer un autre. Peut-être que je ne me suis pas assez entraînée, que j’aurais dû aller plus souvent au gym…»

Ce sont exactement les pensées de la dernière étape, sensées rationaliser l’échec, qui poussent tant de gens à essayer encore et encore de maigrir en vain. Pour ensuite se sentir de plus en plus déprimé, nul et stupide.

Qu’est-ce qui explique alors que 5% de tous les gens déterminés à perdre du poids y arrivent pour de bon? Parce qu’ils sont chanceux? Pas du tout.

Publicité

4 conditions sont nécessaires:

1. Un soutien social important, d’où le grand avantage de pouvoir s’entraîner avec ses amis, sa douce moitié, sa famille, le chien, name it. 

2. Une structure de pensée dite «autonome». Prendre le contrôle! Troquez votre petite voix intérieure habituelle « Cet été, je veux que tout le monde me complimente sur mon bikini body» ou « Si je ne perds pas 30 livres d’ici Noël, je vais vraiment m’en vouloir», pour une plus confiante « Pour moi, perdre du poids me tient à coeur et je vais faire tout ce que je peux pour rester en santé». 

3. Faire un plan. On ne peut pas y échapper! Remplir le frigo d’aliments nutritifs, prévoir chaque entraînement de la semaine (quel jour, combien de temps, quel exercice) est prouvé par la science comme bénéfique pour créer de nouvelles habitudes de vie. Et ça vaut pour tous les autres aspects du quotidien. 

4. Respecter les gènes…et notre bien-être. Il est énormément important de respecter son corps et ses besoins. Perdre du poids de façon trop drastique entraîne souvent des «rages» de nourriture incontrôlables après trop de privations et une baisse du métabolisme constamment en mode « famine ». Pour ma part, par exemple, je pourrais très bien perdre 10 ou 20 livres dans les prochains mois, mais je me sentirais misérable et frustrée, à force de renoncer à toutes les gâteries! C’est pourquoi je préfère rester heureuse, à mon poids santé actuel.

Publicité

Et surtout, perdre des kilos en trop ne devrait pas être une quête visant à pouvoir entrer dans un moule esthétique « à la mode », mais bien à tout simplement se sentir mieux dans sa peau, tels que nous sommes.

Bon succès, dans le respect de soi-même !

Par Charlotte M.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page