Comment survivre à un échange étudiant

Depuis quelques mois, les statuts de nouveaux départs pullulent. T’as qu’à analyser ton news feed pour te rendre compte que TOUT LE MONDE S’EN VA EN ÉCHANGE. Ça semble être une tendance de fin de bacc. Deux lignes en or de plus sur ton CV. 

Quand les futurs enfants des Uropes m’approchent pour qu’on jase de l’échange étudiant, je leur dis tout le temps « tu vas voir, la vie d’échange est douce comme les fesses d’un bébé ». Riez pas, c’est une science exacte. Fais un mauvais pas pis tu t’retrouves en Suède à 4 heures du mat’ pas de valises. Oké, non. Mais c’t’un exemple.

Avant de faire le grand vol (avec un pas, tu vas pas ben loin), il faut prévoir plusieurs petites choses. 

Boucle veut savoir: tu t'en vas où, comme ça? Source : http://www.bazartheque.com//home/bouclemag/domains/bouclemagazine.com/private_html/wp-content/uploads/2017/11/partez-en-echange-universitaire-a-moscou.jpg

1) Budget: First thing first: combien ça coûte, vivre une expérience écoeurante? J’te mentirai pas, c’est pas donné: autour de 10 000$ pour une session (5-6 mois). Voyages, cochonneries et imprévus inclus. Tu peux pas l’savoir d’avance si tu vas faire une gaffe sur CheapoAir.ca pis réserver un billet d’avion le mauvais jour (fail) ou que ton train se l’est joué vraiment-beaucoup-TGV-sans-toi. C’est des p’tites prévisions comme ça qu’on peut faire dans son budget pour éviter de se dire « bon, correct, m’a couper sur le bacon cette semaine ». Regarde aussi comment obtenir la bourse du MELS (offerte en partenariat avec ton université québécoise) et la bourse LOJIQ. Fouille aussi sur les Internet, comme sur le site de ton université. 

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2) Logement: Résidence ou appartement en ville? La question la plus difficile après « to be or not to be« .  C’que je peux te dire, c’est que ça dépend de ce que tu veux retirer de ton échange. Les résidences sont bien indiquées pour: (1) pas arriver trop en retard aux cours le matin, (2) se faire des ami(e)s des quatre coins de la planète en peu de temps, (3) pouvoir aller étudier à la bibliothèque de l’uni à pied (sérieux?), (4) payer un peu plus cher, mais pouvoir passer des moments de qualité avec toi-même quand tu le veux. (5) Les partys de résidence. ‘Nough said. L’appartement en ville te permet de (1) voyager à prix plus modique, (2) être proche des restos, commerces et bars, (3) payer p’t’être un peu moins cher, mais vivre dans une auberge espagnole et (4) les partys en ville. ‘Nough said.   

3) Affaires personnelles: Trimballer sa vie pour un maximum de 23 kg, c’est difficile. Avant de partir, on m’a dit « Sérieux, prends juste l’essentiel. Y’a la moitié des trucs que tu porteras pas. Pis tu vas aller magasiner pis toute. » J’ai ri dans la face de la personne en question. MAIS C’ÉTAIT TELLEMENT VRAI! J’ai remis du linge dans ma valise qui a pas été déplié une seule fois. Voici mon nouveau truc pour choisir quoi mettre dans ta valise: se poser la question « Ai-je porté ce morceau de vêtement dans les 3 derniers mois? » Si la réponse est oui, aweille en voyage. Sinon, laisse le chandail sécher dans le tiroir. Ça va t’éviter de shipper DEUX valises par la poste parce que t’as trop de stock. True story, malheureusement.

4) Communications: Un téléphone cellulaire du pays d’accueil, c’est toujours winner, à la fois pour tes déplacements sur le continent, à la fois pour tes nouveaux amis qui vont te texter l’heure du party. J’te conseille même de pas apporter ton iPhone de la maison avec toi. Tu vas mieux pouvoir te concentrer sur les conversations que t’es en train d’avoir, les nouvelles amitiés qui se créent, les concerts que tu vas aller voir.

5) Social: PARLE AU MONDE! Des fois c’est aussi niaiseux que de demander « Sorry, do you have a pencil I could borrow?« . Essaie aussi de parler avec du monde que t’aurais jamais pensé parler de ta vie. Genre un Estonien ou un Coréen. Baigne dans les cultures. Parle anglais. Oublie le français pour un boutte, quand tu vas revenir tu vas pouvoir le parler n’importe quand.

6) Transport/voyage: La question « avion ou train? » revient souvent. Assure-toi de bien regarder les différentes options avant d’acheter n’importe quoi, genre un tigre du Bengale en patins à roues alignées en rabais. J’ai même trouvé ce moteur de recherche en ligne qui analyse pour toi tes possibilités et les coûts associés à chacune de tes options.

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7) Équivalences: Ça peut paraître nono, mais ne néglige jamais le côté administratif avec ton université mère et ton université d’accueil. Sois assidu(e) dans ta lecture de courriels, question d’éviter des mauvaises surprises du genre « la-date-d’inscription-est-passée-depuis-deux-mois ».

8) Contacts: C’est l’occasion de remplir ton carnet d’adresses en fourrure rose. Se faire des amis partout dans le monde, non seulement c’est l’fun, mais en plus ça te donne une nouvelle perspective sur le monde. Leurs habitudes, leurs langues, leurs ami(e)s, leurs sorties habituelles… C’est bien plus que de découvrir quelqu’un. C’est aussi découvrir une ville qui t’es peut-être inconnue avec les yeux d’un natif.

9) Le Retour: Sûrement la chose qui est la plus déchirante. Oui, t’as envie de revenir manger dans un St-Hubert (OMG LA SAUCE BRUNE), mais c’est aussi quitter une vie qui était tienne, l’instant d’un ou plusieurs semestres. Profite de la vie et… respire. Vis. Expérimente. Fais des niaiseries. Pleure. Pitche à bout de bras des vieux souvenirs, pis recommence. Reviens. Profite de la vie et… respire un peu plus fort.

Sur ce, bon échange à tous et toutes! J’vous suis sur Facebook!

Je vous laisse sur des sages paroles d’un chef spirituel obèse en couche:

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« Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement. »

3 réflexions sur “Comment survivre à un échange étudiant”

  1. Merci beaucoup pour cet article!!! Pour moi qui part ce dimanche et qui est en plein déchirement devant mes valises (qui me semblent toujours trop lourdes), tes conseils sont vraiment très appréciés!!

  2. J’ai adoré cet article! Ancienne étudiante d’échange et maintenant chargée de faire partir les étudiants, cela m’a fait revenir de jolis souvenirs. Vraiment, partir en échange universitaire est une expérience unique =)

  3. Lire tes articles fait toujours un p’tit velours sur mon coeur. T’es écoeurante (dans le bon sens, faut le préciser. Tsé, on sait jamais, avec le fait que 2 écrans nous séparent). J’aime bien (trop) ta plume, sans toi Boucle ne serait pas du tout pareil. Ton article est tellement représentatif de l’expérience d’études à l’étranger. J’ai eu la chance de faire un échange cet été, et c’est fou comment revenir au Québec a été plus dur que je l’imaginais! Tous les souvenirs que tu te forges pendant une expérience à l’étranger, ça n’a pas de prix!

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