Un verre de lait c’est bien, mais deux c’est trop

«Il faut apprendre à penser plutôt qu’à croire. […]  C’est à cette seule condition que nous ne serons plus des vaches à lait. » p.159

Lorsque l’on est confortable avec une idée et qu’un concept semble être tout ce qui est de plus naturel, voir ses idées préconçues se faire déstructurer peut donner un coup. C’est ce qu’Élise Desaulniers a tenté de faire. Son essai, Vache à lait dix mythes de l’industrie laitière, a osé se positionner sur un sujet tabou au Québec. La fondatrice du blogue penseavantdouvrirlabouche.com pose et répond aux bonnes questions pour nous faire réfléchir sur notre consommation de produits laitiers.

Sans se vouloir une critique, cet essai propose aux lecteurs l’exploration de dix mythes démentis autour de l’industrie laitière. De ce fait, c’est avec douceur que l’auteure développe ses points et permet de forger notre opinion. Toujours en étant appuyé d’exemples et de données, Élise Desaulniers démontre entre autres que la consommation de produits laitiers n’est pas essentielle et surtout pas naturelle. Saviez-vous que les trois quarts des êtres humains ne peuvent même pas digérer le lactose? Puis, elle touche à la condition des vaches laitières, les bienfaits du lait et ses désavantages cachés. Avez-vous déjà pensé à ce qu’une vache peut ressentir lorsqu’elle est séparée de son veau ou encore vous êtes vous déjà demandé si le lactose ne pouvait pas vous engendrer des problèmes de santé?

Le livre est divisé en dix chapitres complets qui touchent à plusieurs sphères de l’industrie: «Le lait c’est naturel», «On en a besoin pour les os», «Un verre de lait c’est bien, mais deux c’est mieux», «On peut faire confiance aux spécialistes», «Ça prend du lait dans les écoles», «Si les vaches n’étaient pas heureuses, elles ne produiraient pas de lait», «Maltraiter les animaux est illégal», «Le fromage, c’est écolo», «C’est une industrie comme les autres» et «Je ne pourrais pas me passer de fromage». Au final, on se rend compte que  les publicités si belles et attirantes des produits laitiers au Québec (les fromages d’ici par exemple) nous ont peut-être trop séduites et anesthésiées.

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Si vous désirez en apprendre plus sur le sujet ou au contraire confondre vos idées avec les points abordés dans Vache à lait, dix mythes de l’industrie laitière, je vous suggère fortement de lire cet essai. J’étais de prime abords très sceptique vis-à-vis l’opinion soutenue par Élise Desaulniers, mais au fil des pages je me suis aperçue qu’il y a bien des choses que j’ignorais à propos du lait, un aliment qui fait partie de mon alimentation depuis toujours. De plus, cet essai est concis et bien écrit ce qui en fait une lecture rapide et claire.

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J’ai tout particulièrement aimé que l’auteure fasse part de sa démarche pour devenir végétalienne et d’astuces pour modifier son alimentation. Encore une fois, même si elle parle de ses habitudes alimentaires elle ne veut pas tenter de faire changer les gens, mais seulement de les faire réfléchir. Je lui accorde le mérite de m’avoir secouée un peu. Je suis une fervente consommatrice de fromage, tout le monde vous le dira. Cependant, une certaine conscientisation s’est manifestée depuis et je vais tenter de réduire mes portions de cheddar.

Mes amies les vaches, je vais faire attention à vous petit à petit.

Pour en apprendre davantage, voici une entrevue réalisée avec Élise Desaulniers

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