Enfants de garderies: à louer les soirs et les weekends

La femme au foyer est-elle l’ennemie de la féministe? Dans une société où la quête de la performance prédomine et où la femme peut maintenant se réaliser dans sa carrière, est-ce un geste régressif de retourner devant les fourneaux? Ce sont des questions que Sophie Legault s’est posées dans son essai Femmes à bout de souffle.

Elle-même mère à la maison, l’auteure promeut la situation familiale où un des deux parents renonce à sa carrière pour son enfant. Grâce aux observations qu’elle a faites dans son entourage, Sophie Legault remarque l’épidémie des  arderies subventionnées et surtout l’éloge de la performance qui mine le moral (et le temps de qualité) de bien des mères. L’essai débute par la simple description d’une rue en ville qui veut tout dire. De nos jours, les enfants ne passent pas leurs journées à jouer au soccer dans la ruelle sous l’œil protecteur de leur mère qui prépare le dîner. Ils les passent, en grande partie, accompagnés de leur éducatrice au centre de la petite enfance.

Femmes à bout de souffle informe les jeunes parents des conséquences d’un épuisement professionnel et émotionnel. Il est vrai qu’entre le travail, les corvées, une relation amoureuse et l’éducation des enfants, il y a souvent des aspects qui peuvent se voir négligés. L’auteure désigne les biens matériels comme étant une béquille malsaine à la course folle que vivent les parents au travail. Elle propose donc de prendre le temps de vivre avec son enfant au lieu de suivre la vague de la consommation et de conserver deux carrières au sein du couple. Le livre décrit ce qui empêche souvent les femmes modernes de faire le grand pas, mais donne avant tout de solides arguments pour les convaincre.

J’ai trouvé la lecture de cet essai intéressante et bien construite. Je défends personnellement plusieurs idées énoncées comme éviter la garderie chaque jour pour les plus jeunes. Je n’ai pas d’enfants, malgré tout, plusieurs opinions m’ont intéressée et faite réfléchir.

Axé davantage sur les choix que prennent les mères, j’aurais aimé un angle qui touche plus en profondeur les dilemmes des pères au foyer. Néanmoins, cet ouvrage empreint d’épisodes autobiographiques aborde bien ce sujet et est rythmé par la relation de l’auteure et de « son Agathe ». Ce qui m’a toutefois réellement déçue, ce sont les notes de bas de page. Elles étaient peu complètes et deux d’entre elles référaient à Wikipédia. J’aurais aimé avoir le nom des auteurs des publications qu’elle citait, mais je ne trouvais à chaque fois qu’une adresse web.

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Je conseille au final cet essai à toute jeune mère qui hésite entre sa carrière et la maison. C’est le moyen d’avoir une bonne réflexion sur le sujet.

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