Bal en noir et blanc: une histoire de ségrégation raciale

Le bal des finissants au Québec, c’est: la frénésie et la joie douce-amère d’avoir enfin terminé le secondaire! On l’attend avec impatience pour pouvoir s’amuser avec nos amis, se mettre sur notre 31, profiter de notre nouveau départ.  Pour notre semaine spéciale bal, j’avais donc décidé de vous concocter un petit article à saveur historique afin de vous faire découvrir d’où  provient cette tradition américaine.

Me voilà donc innocemment à la recherche d’informations sur le sujet… Quand horreur! Je suis tombée sur une nouvelle qui m’a attristée au plus au point et qui, au final, a totalement changé l’angle de mon article.

Saviez-vous qu’aux États-Unis, une ségrégation se fait encore (voyons donc) au niveau des bals des finissants?  Eh oui, «les blancs» ont leur propre fête, séparés des «noirs». Ça m’a profondément choquée; je n’en croyais pas mes yeux. Au fil des témoignages lus, (dont un en Géorgie en 2009), on comprend que ces enfants grandissent ensemble, vont à l’école ensemble, partagent tout (comme ce devrait l’être d’ailleurs). Malheureusement, le jour de leur bal, ils sont séparés par les parents, l’école et la tradition. Quand ils se questionnent sur le pourquoi du comment, des deux côtés on leur répond que cela en a toujours été ainsi. J’ai dit 2009? La même histoire se reproduit encore en Géorgie, à l’école de Little Rock en ce moment même.

Par ailleurs, Morgan Freeman a participé au tournage d’un documentaire sur le sujet, intitulé Prom night in Mississippi. Ce film nous plonge dans l’univers des adolescents, qui pour la première fois, vivront un bal «mixte». Morgan Freeman a financé la fête à la condition justement que tout les adolescents, peu importe la couleur de leur peau, y soient les bienvenus.

Je suis consciente que le racisme n’a pas été vaincu et qu’il reste encore bien des efforts à coordonner pour y parvenir. Mais je suis heureuse de dire que j’ai célébré la fin de mon secondaire avec tous mes amis, peu importe leur pays natal. J’espère que bientôt, tous les adolescents des États-Unis pourront dire la même chose! Il serait temps.

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