Les troubles alimentaires : entre mythe et réalité

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1 à 3 femmes sur 100 sera atteinte de boulimie dans sa vie.

Plus de 24 millions de personnes souffrent d’un trouble alimentaire, seulement aux États-Unis.

Les troubles alimentaires sont les troubles mentaux ayant le plus haut taux de mortalité.  (10% des anorexiques risquent au moins une fois la mort).

Alarmant non ?

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Bombardées de standards irréalistes à toute heure du jour, les jeunes filles, et de plus en plus les garçons peinent à développer une estime de soi. Incapables de s’intégrer à ce véritable « culte du corps » qui se propage en Occident, certains en viennent à des comportements extrêmes.  Cette obsession pour le corps et, surtout, pour la nourriture est avant tout un phénomène essentiellement mental, d’où l’importance d’en connaître les faits et les mythes.

Mythe #1 : L’anorexie et la boulimie sont des troubles universels, vus dans toutes les cultures.

La boulimie et l’anorexie sont ce qu’on appelle des troubles mentaux à caractère culturel, c’est-à-dire que les victimes ne se retrouvent que dans les sociétés occidentales industrialisées. Cette seule constatation en dit long sur l’enjeu de société alarmant que représentent les troubles alimentaires. Bien sûr, la mondialisation des standards occidentaux contribue à propager cette pression un peu partout sur le globe actuellement.

Mythe #2 : Ce ne sont que les femmes qui souffrent d’un trouble alimentaire.

10 à 15% des personnes atteintes d’anorexie ou de boulimie sont des hommes. Malgré que ces troubles continuent de toucher de manière significative les femmes, de plus en plus d’hommes les développent. L’obsession du corps parfait se manifeste néanmoins de manière inversée pour eux, dans la plupart des cas. La bigorexie, aussi appelé syndrome d’Adonis fait que les jeunes hommes ne se trouvent jamais assez musclés, au risque de se surentraîner ou de prendre à outrance des stéroïdes ou d’autres produits supposés brûler le gras.

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Mythe #3 : Les anorexiques souffrent de malnutrition, parce qu’elles n’éprouvent aucun intérêt à manger.

Au contraire, une grande proportion des anorexiques entretiennent une obsession pour ce qui a trait à la nourriture. Plusieurs d’entre elles collectionnent les recettes, achètent d’énormes quantités de nourriture afin de cuisiner pour les autres, rationnent méticuleusement leurs repas et prennent en note chaque calorie ingérée.  Certaines études avancent que cette compulsion à constamment vouloir contrôler ce qu’elle mangent trouve ses origines dans une famille trop impliquée ou stricte dans la vie de la jeune fille. La nourriture serait donc devenue le seul élément de sa vie sur lequel elle puisse avoir un semblant de contrôle, hors d’atteinte des décisions ou des critiques de ses parents.

Mythe #4 : Tous les boulimiques se font vomir ou consomment des laxatifs après avoir mangé.

Plusieurs personnes atteintes de boulimie utilisent d’autres moyens pour se « purger » de la quantité énorme de malbouffe mangée lors d’une crise, comme l’entraînement jusqu’à l’épuisement ou des période prolongées de jeûne. Comme quoi un grand nombre de personnes boulimiques voient leurs symptômes passer inaperçus chez leur entourage et tardent à recevoir un traitement adéquat.

 Mythe #5 : Les anorexiques n’ont qu’à manger plus pour prendre du mieux.

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 Au plus creux de la maladie, une proportion inquiétante de personnes anorexiques doivent être hospitalisées, dans le simple but de soutenir leurs fonctions vitales. Le retour à une alimentation saine pour les patients est énormément ardu et plus souvent qu’autrement ponctué de rechutes. Il nécessite une longue période de thérapie où le patient doit apprendre à rompre avec le rôle d’enfant « parfait » ou « conforme aux standards » qu’il s’est donné. De plus, les anorexiques sont inévitablement confrontées à une vision déformée de leur corps, malgré leur extrême maigreur apparente.

En cette semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires…

 Pour les enfants de demain, la recherche de traitements efficaces et une sérieuse remise en question des standards de beauté que nous voulons véhiculer en tant que société est nécessaire pour s’aimer tel que nous sommes.

Notre corps est un sanctuaire, un temple qu’il faut préserver et adorer dans toute sa singularité. Cette paix du corps passe d’abord par celle de l’âme. Bouclettes et boucles, prenez soin de votre esprit, votre corps sera à son image, sain et diversifié.

Tu as besoin d’aide? Tu soupçonnes qu’un de tes proches souffre d’un trouble alimentaire?

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La ligne d’écoute d’écoute et de référence d’ANEB Québec est offerte de 8h AM à 3h AM tous les jours.

  • 514 630-0907
  • 1 800 630-0907 (sans frais)

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