Lectures coquines

La St-Valentin n’est qu’en février, mais en tant que grande romantique, je n’avais pas le goût d’attendre jusqu’au 14 pour fêter les amoureux. Cette semaine je propose donc des titres de romans parfaits pour l’occasion. Cependant, au lieu de vous sortir des livres à l’eau de rose dont l’histoire se ressemble toujours j’ai décidé de m’aventurer dans une nouvelle sorte de littérature! Vous avez sûrement compris avec le titre de cette chronique que les romans arlequin et les ouvrages érotiques seront en vedette. Je n’ai pas encore réellement tenté la littérature érotique, mais chères lectrices (et lecteurs curieux), je m’engage à vous faire une vraie critique complète d’une des œuvres que je vous présente aujourd’hui dans deux semaines. J’ai orienté mes recherches vers des romans originaux qui ne sont pas trop populaires, parce que sincèrement, entre vous et moi, Fifty Shades of Grey on en a assez parlé.

éloge des femmes mures

Éloge des femmes mûres: Les souvenirs amoureux d’Andràs Vajda

par Stephen Vizinczey

Qui est mieux placé pour parler de la beauté des femmes qu’un homme? Souvent abordé de la vision d’un personnage féminin, il est rare de tomber sur un roman érotique dont le narrateur est du sexe opposé. Imaginez comment c’est excitant de lire les descriptions flatteuses d’un regard masculin sur notre corps mesdames? Puis, dans cet ouvrage Andràs Vajda décrit ses aventures avec des femmes de tous les genres et corps. Le personnage raconte l’évolution de sa sexualité, ses expériences et bien sûr les amours qu’il a vécus.

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histoires-qui-fondent-sous-la-langueHistoires qui fondent sous la langue

Collectif

Ce recueil de nouvelles a été élaboré par huit auteurs féminines qui se sont penchées sur la sexualité entre deux femmes. Au fil des pages, la température monte et nombreux seront les moments pour rougir. De chauds récits décrivent les ébats tendres et sensuels de multiples lesbiennes avouées ou de femmes simplement curieuses. Puisque c’est un collectif, ce livre propose plusieurs styles d’écriture pour le plaisir de tous.

Les jolies choses

les jolies choses

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par Virginie Despentes

Ce roman adapté au cinéma en 2001 (où Marion Cotillard tient la vedette) aborde l’histoire tordue de Claudine, une jumelle qui se suicide en laissant sœur identique Pauline seule dans la férocité de la vie. Cette dernière décide alors de suivre les pas de Claudine en se faisant passer pour elle. Leur vie va alors s’entremêler, dans des histoires sensuelles, de séduction, de drogues et aussi de prostitution. Une insertion dans un monde cru, de chair et de sentiments brouillés. Petit fait cocasse : Virginie Despentes qui a gagné plusieurs prix pour ce roman a avoué qu’elle l’avait écrit en trois jours seulement sur la cocaïne. Ne pas essayer à la maison!

La clef

La-Clef

par Jun’ichirō Tanizaki

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Un bon moyen d’explorer différentes facettes d’une culture est de s’intéresser à la sexualité de ces partisans. Le roman La clef du japonais Jun’ichiro Tanizaki raconte l’histoire d’un couple qui ont perdu leur passion. D’une manière bien singulière, le mari prépare un plan malsain pour que l’érotisme revienne dans sa maison. Lui et sa femme confessent dans leur journal intime respectif leurs ébats… et partenaires. Écrit en 1956, ce livre a été longtemps censuré au Japon. Il a été en effet déclaré comme pornographique, sale et pervers. Alors, cette œuvre qui est pourtant écrite d’une plume agile n’a été autorisée qu’une vingtaine d’années plus tard.

Ce qui gêne plusieurs personnes avec ce genre de littérature est de se faire surprendre à la lire. Pour terminer, je vous rassure, mesdames, en vous disant qu’en 2013  les mentalités ont bien évolué face à l’érotisme. De nos jours, la littérature XXX se retrouve dans la plupart des librairies et elle n’est plus autant cachée qu’avant. La mode de Fifty Shade of Grey, des revues érotiques ou des nouvelles coquines dans certaines publications a été un bon exemple de la récente ouverture d’esprit face à ce genre. Puis, si vous n’êtes réellement pas à l’aise, rien ne vous empêche de lire votre petit secret que dans votre chambre et non pas dans le métro! De toute manière, il est bien plus agréable d’avoir des frissons en privé qu’en public.

Mon truc perso : Je cache la pochette du roman par la jaquette d’un autre livre et le tour est joué ;)

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