La nouvelle aventure animée de Disney et Pixar arrive sur nos écrans le 6 mars prochain et soyez prêts, puisqu’avec Sauteurs (version française de Hoppers), le studio récidive avec une comédie d’action des plus palpitantes qui plaira à toute la famille. Réalisé par Daniel Chong — à qui l’on doit notamment la série d’animation Ours pour un et un pour t’ours (We Bare Bears) — le long métrage dévoile les secrets du règne animal comme jamais en mêlant humour et rebondissements à une histoire qui tiendra en haleine petits et grands.
Pour donner vie à sa version canadienne-française, Walt Disney Studios Canada a d’ailleurs misé sur quatre têtes d’affiche d’ici bien connus, dont Guillaume Cyr et Émile Proulx-Cloutier, avec qui nous avons discuté de ce tout nouveau projet qui s’apprête à prendre l’affiche.
Dans la peau du Roi George et du maire Jerry


Et s’il était possible de comprendre et de communiquer avec le monde animal? C’est la question que s’est posée Daniel Chong pour Sauteurs, qui raconte l’histoire de Mabel, une jeune adolescente qui habite la ville de Beaverton et qui a toujours eu à cœur le bien-être des animaux. Or, quand ces derniers sont menacés, tous les moyens sont bons pour les protéger, y compris celui d’essayer une nouvelle technologie permettant de faire « sauter » la conscience humaine dans des animaux robotisés afin de communiquer avec eux. Un nouveau monde qu’elle apprendra vite à connaître, notamment avec la rencontre du charismatique castor Roi Georges, interprété par Guillaume Cyr, qui signe une première collaboration avec Pixar. « Je suis un grand fan de Pixar! J’ai deux jeunes enfants, alors on a tous vu et revu les films. Quand j’ai su que j’avais le rôle, je trouvais ça super, mais je ne savais pas que c’était un contrat de cette ampleur. C’est la première fois que je suis tête d’affiche, je ne m’attendais pas à ça! C’était vraiment tripant comme projet », raconte Guillaume, dont on a pu entendre la voix dans différents projets de doublage au cours des dernières années.


Si la jeune Mabel trouve rapidement un ami dans le monde animal avec le Roi Georges, du côté des humains, le maire Jerry, avec ses projets d’autoroutes, restera néanmoins la plus grande menace. Un rôle accepté avec enthousiasme par Émile Proulx-Cloutier, qui officialise une première expérience en doublage d’animation. « J’ai été très bien guidé par l’équipe de chez Difuze. Non seulement avec des bons profs, mais surtout avec un projet qui permettait vraiment de m’amuser comme acteur. Même s’il y avait des défis techniques, il y avait tellement un bon cadre narratif! Je me suis vraiment éclaté à faire ça. C’est un contexte qui te donne des permissions que tu n’as jamais comme acteur. Les personnages animés changent d’état à une vitesse inhumaine. Ils peuvent passer de la confiance à la surprise, à la colère, à la rage ou à un état machiavélique en 5 secondes. Au départ, c’est déroutant, mais après, ça te ramène à comment tu jouais quand tu étais enfant », explique Émile.
Le pouvoir rassembleur de Disney et Pixar

Les créations de Disney et Pixar ont cette habileté de rassembler toute la famille avec leurs histoires aussi drôles que touchantes, et Sauteurs n’y fait pas exception. Alors que l’infiltration de la jeune Mabel dans le règne animal donne lieu à des scènes aussi amusantes qu’enlevantes, — un visionnement au cinéma vaut d’ailleurs le détour —, c’est aussi les liens tissés à travers la rencontre de ces deux mondes qui guideront cette aventure, notamment avec le constant optimisme et l’empathie du Roi Georges. « Je pense que cette douceur et ce sourire que j’ai dans la voix, ainsi que mon côté « bon papa » étaient réconfortant pour le personnage de Mabel. Disney veut toujours qu’on garde ça très vrai et proche de nous et je pense que c’est pour cette raison que ça vient autant nous chercher. Même quand ce sont des personnages ou des animaux fantastiques, ils se parlent comme si c’étaient de vrais êtres humains. Pour ce rôle, il fallait donc toujours rester dans la sincérité. Même dans les bouts très extravagants, il fallait se brancher sur quelque chose de très vrai », dit Guillaume.

Pour le réalisateur Daniel Chong, l’humour, par sa capacité à rallier les gens, était donc l’un des mots d’ordre à garder en tête dans la création du film qui devait notamment être guidé par la comédie. Un excellent terrain de jeu pour Émile Proulx-Cloutier. « Spontanément, on ne m’appelle pas pour ça, alors que dans la vie, j’aime beaucoup faire rire mes enfants, et même quand je fais des spectacles de musique, les gens rient beaucoup alors qu’ils ne s’y attendent pas. Ça m’a permis d’intégrer ça dans le ton du personnage. L’humour, c’est beaucoup du rythme, donc, c’est certain que mon travail de musicien a servi. Il fallait écouter la musicalité de ce qu’ils avaient fait en anglais, mais on ne peut pas l’imiter parce que nous n’avons pas du tout la même en français. On doit capter l’esprit des brisures rythmiques et où les accents sont mis. Souvent, c’est de là que vient l’humour », explique l’interprète du maire Jerry.
Quand le monde des humains rencontre celui des animaux

Entre les liens précieux qui unissent Mabel et sa grand-mère et les conseils du Dr. Sam — également professeure de Mabel —, cette grande épopée à la fois humoristique et captivante tient sa force des personnages, tous aussi attachants les uns que les autres, et ce, même lorsqu’il est question de l’antagoniste de l’histoire. « C’était très inspirant », souligne Émile Proulx-Cloutier. « Le maire Jerry est un peu arrogant et suffisant, et il est très fier de lui. C’est beaucoup dans ses réactions et dans ce qu’il dissimule que ça se passe. C’est une caricature de gens qu’on connaît, de politiciens un peu spectacle qui tentent de vendre des projets qui sont injustifiables sur papier, mais qui en même temps, peuvent faire rêver les électeurs. Aussi, ce qui est très drôle, c’est qu’il est profondément immature. Quelqu’un en cravate avec une position de pouvoir, et qui est moins mature que son vis-à-vis à la sortie de l’adolescence, c’est très plaisant à interpréter. Jouer l’immaturité d’un adulte, c’est un cadeau pour un acteur. C’est le ridicule des humains et c’est ce qui est beau! (Rires) »

Doublé il y a à peine quelques mois, Sauteurs témoigne de la grande aisance de Pixar à créer des univers fantastiques uniques, où la comédie rencontre les préoccupations humaines. Les convictions et l’affection pour la nature de Mabel permettent des moments qui feront certainement écho chez plusieurs. « Chez Pixar, ce sont des films familiaux rassembleurs. C’est vraiment le fameux 7 à 77 ans, et je dirais même de 4 à 104 ans! (Rires) Je trouve qu’ils ont implanté l’histoire dans un contexte que les jeunes connaissent déjà très bien et je pense que ça va d’ailleurs éveiller les parents qui accompagnent les enfants au cinéma. Ça va peut-être davantage les sensibiliser et tant mieux s’il y a des discussions avec les plus petits après le visionnement », souligne Guillaume.
« Je devine dans le film cette tentative que les générations puissent se parler », dit de son côté Émile. « Pour moi, ça, c’est au cœur du projet. Il y a aussi le fait que malgré le sujet qui peut être très terre-à-terre, l’espèce de pouvoir scientifique que Mabel obtient de pouvoir se projeter dans un corps animal et d’être en relation avec ce monde en comprenant son langage, ça mène à des scènes absolument épiques et à des moments très drôles. Ils ont poussé le concept vraiment très loin! »
La version canadienne-française de Sauteurs, mettant en vedette les interprétations de Guillaume Cyr, Émile Proulx-Cloutier, Caroline Dhavernas et Pierre-Luc Funk sera en salle un peu partout à travers la province dès le vendredi 6 mars.

Crédits photos de couverture : 2026 Disney/Pixar, Jimmy Francœur (Guillaume Cyr) et Julie Artacho (Émile Proulx-Cloutier)