C’est quoi ta base? Dans le fond, t’es qui toi?

Dans l’un de mes groupes Facebook, une fille a proposé un exercice qui, je le croyais, allait être mignon, divertissant, mais sans plus. Oh la surprise que j’ai eue! Je vous le partage ici, vraiment, faites-le! Et faites-le faire à vos amis! Faites-le en gang! Partagez sur vos réseaux sociaux! Go, go, go!

Publicité

En premier, tu regardes un photo de toi enfant (non, ce n’est pas un exercice sur l’enfant intérieur, c’est simplement un exercice sur soi, apprendre à se connaître). Tu regardes la photo et tu essaies de te rappeler comment c’était d’être cet enfant. Pas besoin de mettre des mots tout de suite, juste… fermer les yeux au besoin, se rappeler le sentiment, le feeling d’être cet enfant. Pas de contrôle, pas d’évaluation sur ce qui émerge, juste… laisser aller, voir ce qui te vient en tête.

Puis, tu te poses trois questions. Tu le notes sur une feuille si tu veux le mémoriser ou tu le dis à haute voix, selon ta méthode d’exploration favorite.

1- Si tu penses à des moments où l’enfant se sentait pleinement heureux, tu vois quoi comme éléments? Dans l’environnement, dans les sentiments vécus, les odeurs, les sons, etc. Simplement noter les images, soulever les éléments qui te viennent en mémoire. Prends le temps de laisser les choses spontanément venir à ton esprit.

Publicité

2- Cet enfant, qu’est-ce qui était difficile à endurer pour lui? Qu’est-ce qui a été la chose, la situation, les sentiments, les sons, images qui viennent à ton esprit quand tu laisses ta mémoire te faire un peu le film de ce qui représentait du négatif pour ce dernier? Encore une fois, tu n’analyses pas, tu fais juste prendre note de ce qui émerge. Encore une fois, il n’y a pas de course, juste… explore, ouvre la porte, prends ce qui passe, ce qui décide de se montrer.

3- Maintenant, pense aux deux portraits qui se sont faits dans ton esprit. L’univers positif de cet enfant et l’autre univers, le négatif. Fais-tu des liens? Vois-tu des choses qui semblent prendre beaucoup d’importance dans les deux situations? Spontanément, qu’est-ce que ça te dit sur cet enfant?

Et cet enfant, qui est toi en version plus jeune oui, mais toi quand même, est-ce qu’il est à des années-lumières de toi maintenant?

Je suis de ceux qui pensent qu’on ne change pas qui l’on est, juste comment on l’exprime selon notre vécu, nos apprentissages et les chemins qu’on décide de prendre. Ta base, tes tripes, tes fondations, ce sont les mêmes… mais avec le temps et la maturité, les responsabilités et la vie, tu changes la façon dont tu les exprimes dans ton environnement.

En me gardant une petite gêne quand même, à titre d’exemple, je vais te partager un résumé de ce que j’ai eu comme résultat quand j’ai fait l’exercice.

Spontanément, quand j’ai pensé à elle :

(Admirez le mélange de dents d’adulte et de dents de bébé et de dents tombées… et un sourire qui exprime clairement comment mon bonheur dépendait pas du tout de mon apparence! haha)

Quand j’ai pensé bonheur, j’ai pensé paix, tranquillité, plein de tendresse, d’affection. Je me suis vue petite, nus pieds, libre de faire ce que je veux, un peu sale parce je suis dans la nature, avec des chiens, des chats, un lapin… bref, être en compagnie d’un animal, en prendre soin ou en train de marcher dans l’herbe ou sur un chemin de terre ou couchée au sol avec lui. Je me suis vue en train de discuter avec une amie et de rire, complice et détendue. Bonheur simple, la liberté d’être soi parce qu’aimée telle que je suis et pour ce que je suis. Sans artifices, sans efforts.

Quand j’ai pensé difficultés et souffrances, je me suis vue coincée dans une situation bruyante, coincée dans des vêtements fancy, inconfortable, obligée de les porter « parce que c’est comme ça qu’il faut être habillé dans ces situations là ». Je me suis vue dans une classe entourée de gens qui ne m’aiment pas, mais en compagnie de qui je dois me trouver jour après jour. Je me suis vue seule face à du froid, de l’agressif, du rejet. Tout de suite, je me suis mise à sentir que je respirais moins bien, comme coincée jusque dans ma cage thoracique et hypervigilante dans mes gestes, mes paroles, face à ce qui se passe autour de moi.

Quand j’ai comparé les deux situations, j’ai bien vu, sans surprise, que la chaleur humaine, l’affection, la tendresse, le paisible, la nature étaient présents. Je sais déjà que je suis une grande sensible et donc que j’ai besoin de chaleur humaine et de douceur dans l’environnement et dans les relations. La fourrure de l’animal compagnon, la douceur dans le regard du compagnon humain ou animal, l’affection, les promenades main dans la main… Bref, ce besoin que j’ai d’être véritablement dans l’affection. Or, j’ai été surprise de voir comment la liberté d’être soi, l’authenticité prenait une place. La liberté dans le mouvement, dans le vêtement, dans l’espace. Mon bonheur de petite fille était dans le coton, les pieds nus et une température qui permettait de vivre l’extérieur avec liberté. En souffrance, je me suis vue en robe de party de Noël rigide, dans un habit de neige et le vent d’hiver en plein visage. Je me suis vue entourée de gens qui ne m’aimaient pas, qui me surveillaient, m’évaluaient… Un code de comportement, une façon d’être dictée, un mode d’emploi pour être acceptée auquel je n’adhérais pas et auquel je savais que je ne pourrais pas me soumettre.

Encore aujourd’hui, mon bonheur est pieds nus, avec des chats ou des chiens, bien chill dans mes sweatpants, la liberté d’être moi et de donner et recevoir de l’affection telle que je suis. J’hais les partys bruyants où il faut s’habiller et agir d’une certaine façon. J’hais qu’on me dicte ou dicte aux autres comment être ou agir selon des codes. Mon unique code : si tu ne fais de mal ni à toi ni aux autres, sois toi-même. Je suis pour le respect et l’affection… véritables. Mon bonheur est de pouvoir me pencher pour prendre un chat sans peur d’exposer je ne sais quoi ou de pouvoir me coucher au sol pour jouer avec un chien sans peur de me salir ou de me faire dire que « ça ne se fait pas ». Je veux pouvoir m’asseoir en indien pour jaser avec une amie et ne pas avoir à crier parce que la musique est trop forte. Sans gêne, sans inconfort.

(Pour ceux qui lisent mon blogue personnel (prochedelaperfection.wordpress.com) , vous reconnaîtrez la photo principale de ma page ;) Comme quoi ça me représente assez bien!)

Et vous? L’exercice a fait émerger quoi? Des surprises? Des confirmations? Des beaux souvenirs? 

Vous avez trouvé l’exercice facile? Difficile?

Partagez dans les commentaires vos impressions et ce que vous êtes à l’aise de partager en lien avec vos résultats; on serait contentes d’apprendre à mieux vous connaître! Dites-nous si vous avez fait l’exercice seul, en famille, avec des amis ou si vous l’avez fait seul, mais comptez bien refaire l’expérience avec d’autres!

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *