Métro, boulot, dodo : pis ta vie, elle ?

J’ai 31 ans et demi. Oui, et demi #foreverachild

Dans mon “jeune temps”, j’ai étudié vraiment longtemps. Je n’étais pas certaine de ce que je voulais faire de ma vie, comme une grande majorité d’entre nous. Par contre, je n’ai jamais prit de pause d’école. J’ai fait une session de bio-écologie, deux sessions de sciences humaines, un peu d’université, puis j’ai finalement complété un DEC en travail social. Ce dernier choix fut le bon, sans équivoque! Depuis toujours, j’ai la fibre aidante dans le creux du ventre. C’est quand j’ai commencé à baigner dans la psycho et la gestion de crise que j’ai eu mes premiers 95%!

Crédits photos: http://www.bentardif.com/Velo

J’ai travaillé environ quatre ans dans le domaine, puis j’ai eu le goût d’autre chose. Le hic, c’est que ce “autre chose” est : être professeure de yoga (je fais présentement ma formation professorale de yoga), écrire pour des blogues, être propriétaire d’un café avec du yoga et des vélos partout dedans, tout apprendre sur le vélo, être sur mon vélo, faire un BAC en danse, ouvrir une école de danse et yoga avec mon cousin, avoir un refuge pour animaux, être fleuriste, chasseuse de tornades, sensibiliser les gens sur les enjeux environnementaux, pis t’sais, j’en passe…

J’ai souvent eu des emplois où je n’étais pas bien. T’sais, quand ton cadran sonne et que tu te demande si tu as vraiment besoin de cet emploi pour vivre? Bin ça m’a malheureusement représenté une grande partie de ma vie! Aujourd’hui, et depuis bientôt cinq mois, ce n’est plus le cas. Aller travailler le matin n’est plus une tache, aucune de mes fonctions ne sont “forçantes” (c’est-à-dire que je ne me fais pas chier!!!) Je ne me sens pas obligée de sourire, car j’ai envie de le faire! Évidemment, vivre d’un salaire de barista, c’est plutôt wild. Plusieurs personnes pensent que je n’ai pas un “vrai emploi”. On me demande ce que je vais faire après, plus tard. Bin y’a que le “après”, c’est maintenant! Un vrai emploi ne se détermine pas par un salaire ou par ses avantages sociaux, il se détermine par le degré de bonheur qu’il nous procure. C’est l’emploi qui me fait lever chaque matin, celui qui fait que c’est bin correct de faire un double ou de remplacer quelqu’un.

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Parce que la vie, guys, ce n’est pas de se lever chaque matin en espérant que ton char pogne en feu ou  que ton vélo explose pour éviter d’avoir à travailler. Parce que la vie, ce n’est pas juste un salaire de 70 000$ et un syndicat. Parce que la vie, ce n’est pas automatiquement un conjoint.e, une maison, des enfants, un chien pour tout le monde.

La vie nous rattrape déjà assez vite, que ce soit l’âge ou la maladie. Est-ce que je serai fière de moi à 75 ans si j’ai passé 30 ans de ma vie à faire un job de marde, avec des collègues de marde, une énergie négative envahissante, un.e boss étouffant.e? Vais-je, sur mon lit de mort, me sentir accomplie, au sommet de ma pyramide de Maslow?

Génération de paresseux? Génération de lâches? Ou plutôt génération qui refuse d’être blasée, et qui ne se contente pas de “métro, boulot, dodo, ha pis crève donc”? …

Ouais. Profite-donc de ta vie, à ta façon. Parce qu’anyway, au bout du compte, c’est l’histoire à qui que t’écris?

Emilie Perreault

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Tout récemment, je me suis demandé pourquoi j’avais autant envie d’écrire, à 31 ans. Le scénario A: ma vie est un dramaaaa! Pis j’ai toujours quelque chose à raconter, que ça fasse rire, ou grincher des dents. Scénario B: j’ai toujours écrit, du plus loin que je me souvienne. Oui, j’ai encore mes vieux drafts d’histoire de suspense et d’horreur datant de 1996! Parallèlement à mon constant désir d’écrire, j’aime partager. Ça se ressent d’ailleurs par mon parcours de vie: intervenante sociale, barista, professeur de yoga en devenir et blogueuse. Pagayant entre le cours “normal” de la vie d’adulte, et le besoin dévorant de privilégier le bonheur dans ma courte vie, je partage mes mots afin de m’évader, ou me reconnecter, selon. Je dois par ailleurs avouer être une maudite tannante à l’humour parfois déplacé! Fac, à tantôt?

6 réflexions sur “Métro, boulot, dodo : pis ta vie, elle ?”

  1. Au début de ton texte tu m’as fait du bien, car tu disais avoir vagabondé de programme en programme un peu à l’école, ce qui est mon cas aussi. J’ai finalement décidé d’aller en éducation spécialisée, car tout comme toi j’ai tjrs sentit fortement la fibre d’aide en moi.

    Par contre, tu dis avoir travailler dans le domaine pendant 4 ans et après tu dis qu’une bonne partie de ta vie tu avais de la difficulté à te lever le matin pour aller travailler. Je suis donc passée de sentir que j’avais fait le bon choix d’aller dans le domaine de l’aide à est-ce qu’elle n’a finalement pas aimer travailler dans le domaine?…

    Tu scorais à l’école, mais tu as été déçu du marché du travail? Ça m’intrigue…

    1. Bonjour Maileen!
      Non, je n’ai vraiment pas été déçue du marché du travail, quoi qu’avec un DEC en travail social de nos jours, on ne va pas bien loin… J’ai fait un stage dans un centre de jour pour des personnes avec une déficience physique et/ou intellectuelle, ainsi qu’un autre dans une école primaire où j’assistais la TES, et j’ai a.d.o.r.é ! Ensuite, j’ai fait du bénévolat pour un organisme qui offrait du soutien à l’étude pour des jeunes résidant dans une COOP d’habitation dans le Bas St-Laurent. Puis, 3 ans pour un organisme qui mettait sur pied des programmes de prévention de la violence pour les 4-17 ans. C’est une expérience personnelle (au travail) qui m’a fait sortir du milieu ;) et j’ai fait un shitload de job par la suite qui ne me convenaient pas :(
      Mais ne soit pas inquiète pour ta vocation, il y a tellement d’opportunités qui vont s’offrir à toi!

      1. Yeaah! Merci de me rassurer. Naway, je suis comme toi, je vais faire ma technique en éducation spécialisée pcq j’ai décidé de suivre ma voie et que j’aimerais bien avoir finalement un diplôme! Mais je suis une touche à tout, une exploratrice. Ça m’étonnerait que je finisse ma vie la dedans, mais sait-on jamais!

        Peace out! ✌

        1. Un mélange de tout ce que tu veux faire ensemble, ça c’est nice aussi! Dans le mesure du possible! :P
          Faut croire en nous! Bye là, pis merci pour ton commentaire :)

  2. Allô ma belle ! Ce que je peux être fière de toi. Tu trouves ta voie et la défend. Quel plaisir de te lire. Je me disais en te lisant : Hey ! J’ai le bonheur d’avoir croisé sa vie en plus. Continue de suivre ton instinct et d’écouter ta voix. Au plaisir ! Xx

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