La période des fêtes autrement

Petite, j’ai grandi dans une famille moyenne. Mes parents essayaient de faire partie de cette belle petite classe moyenne avec une maison, deux voitures, une piscine et un chien. On s’en sortait pas mal. Ma meilleure amie vivait dans une grosse baraque et ça complexait ma mère un peu je pense. Comme si elle valait moins parce que notre maison était plus modeste.

Ça n’a pas été facile pour différentes raisons, mais mes parents ont fini par divorcer et ma mère s’est retrouvée avec une bien grosse portion des responsabilités financières de ma sœur et moi. Je ne veux pas faire le procès de mon père aujourd’hui, parce que nous avons lui et moi fait la paix avec ça. Ce que je veux soulever c’est la précarité financière. Celle qui est là à longueur d’année, mais qui fait la manchette de tous les médias et soulève beaucoup de générosité dans le temps de Noël. Comme si à longueur d’année il n’y avait pas tant cette pauvreté.

Je travaille dans un refuge pour femmes itinérantes de Montréal. Je la côtoie tous les jours, cette misère, et mon cœur déborde de reconnaissance pour la générosité des gens à l’approche de ce moment de l’année. Je suis remplie de gratitude, honnêtement. Sauf que j’ai un peu peur parfois le reste de l’année; peur de toute cette austérité qui grandit. Et je repense à ma mère qui a dû se débattre avec si peu.

À cause de ça, j’ai envie de propager de l’amour, de l’espoir et de la paix. Cheesy comme ça oui!  Mais promis, ça vient du cœur!

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J’essaie vraiment de me concentrer sur le positif chaque jour, parce que je crois qu’il existe des éclats de bonté humaine aux quatre coins du globe. J’essaie donc aussi d’incarner cette valeur profonde afin d’être cohérente avec ce que je veux voir dans le monde. Again parce que c’est une de mes préférées :

«Sois le changement que tu veux voir dans le monde.»

Je me pose constamment la question à savoir comment je peux faire une différence dans la vie des gens que je rencontre. Parfois, c’est simplement avec un câlin, d’autres fois, c’est un repas. C’est aussi un accueil bienveillant et inconditionnel de l’autre.

On fait ça comment? Voici mes cinq conseils pour vivre un temps des fêtes autrement et intégrer quelque chose qui vous suivra pour le reste de votre vie. Ça s’applique avec vos conjoints, vos enfants, un frère, un voisin et même l’inconnu qui vous aborde dans le métro le matin.

Croyez au potentiel des gens. Soyez certains que malgré les difficultés qu’ils puissent vivre, ils ont tout le pouvoir en eux pour briller comme tout le monde.

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Soyez humble. Ne mêlez pas votre propre égo à ce que les gens vous confient. Donnez-leur des conseils seulement s’ils le demandent et ne les privez pas d’offrir eux-mêmes des solutions sur des affaires qui les concernent.


Démontrez aux autres qu’ils peuvent être reçus dans le non-jugement. Soyez ouverts et gentils avec les gens qui vous abordent. Vous ne connaissez pas toujours le bagage qu’ils portent et vous n’avez pas marché dans leurs souliers.


Permettez aux gens d’être différents de vous, de prendre des décisions et des chemins que vous n’auriez pas pris. Faites leur confiance et laissez-les suivre leur instinct et leur propre sagesse.


Ne donnez pas plus que ce que la situation exige. Parfois, on veut tellement aider qu’on oublie les limites de l’autre. Quand quelqu’un est écorché, c’est le temps de nettoyer la plaie, pas de faire des points de suture.


 

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En espérant que vous pourrez être un meilleur être humain. Si vous jouez avec les conseils, vous verrez qu’ils s’appliquent à bien des situations.

N’oubliez pas toutes les bonnes initiatives qui existent pour le temps des fêtes. Soyez généreux et faites de notre société une meilleure version d’elle-même.

Namasté! – Je reconnais le divin en toi.

Passez un doux temps des fêtes!

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