Le poids du silence, ça nous concerne tous.

Felix-Antoine Tremblay pour ANEB avec Monsieur Phoenix.
Felix-Antoine Tremblay pour ANEB avec Monsieur Phoenix.

Le 7 octobre prochain, un organisme que j’aime beaucoup se positionnera, encore une fois, en tant qu’acteur social grandement impliqué dans la prévention par l’éducation, les soins et le support envers le personnes aux prises avec un trouble alimentaire et leurs proches. Pour une troisième édition, Felix-Antoine Tremblay se joint à ANEB, le temps d’une soirée, pour faire cesser le poids du silence.

Monsieur ANEB : le cabaret présenté par Monsieur Phoenix

«Pour moi, la beauté est différente chaque jour. Il y a des jours où je me trouve plus beau que d’autres c’est certain. Ce qui est beau là-dedans c’est de savoir qu’on est tous pareils. On a tous des journées où on a la tête plus haute que d’autres. La beauté part de soi, de la capacité d’une personne à croire en elle-même sans devoir se fier aux regards des autres.  À mon avis, ce qui fait la beauté d’une personne c’est son unicité, sa couleur, sa forme, sa vulnérabilité et surtout, son imperfection. La perfection c’est un carcan con et ennuyeux #monsieurANEB»  -Félix-Antoine Tremblay alias Monsieur Phoenix, 2015.

Pourquoi je crois que c’est vraiment important d’en parler encore?

Parce que je vis avec un trouble alimentaire depuis presque deux décennies et que les dix dernières années ont été particulièrement difficiles. Parce que ma mère en a souffert, parce que j’ai des copines et des clientes qui en souffrent ou en souffriront au cours de leur vie, mais aussi parce que certains hommes auront aussi à y faire face.

Les troubles alimentaires, c’est l’affaire de tout le monde! Dans notre société qui vit à l’heure du fastfood et de la nourriture dénaturée, de l’abondance jusqu’au contrôle extrême; les individus ne savent plus vivre dans ce chaos d’images et d’individus-icônes du capitalisme. On nous montre ce qu’est la beauté, plutôt que de nous apprendre comment être une belle personne. C’est dangereux!

Publicité

Les troubles alimentaires n’ont pas comme seule cause, le beau gros capitalisme occidental, je le sais! Un mal-être, ça ne s’étiquette pas et c’est ce que ANEB s’évertue à nous faire comprendre. Chez ANEB, les gens sont accueillis avec leur bagage et leur souffrance bien personnelle. Pour quiconque, ayant eu le courage de parler un jour de ses démons intérieurs, la délivrance est énorme. C’est un gros pas vers l’avant que d’avoir le courage de dire :  je pense que ça ne va pas.

C’est souvent l’étape la plus difficile. Trouver le courage de dire : j’en parle, coûte que coûte, par amour pour moi. Par instinct de survie parfois aussi.

J’ai fait le saut, il y a quelques années, avec mon médecin et je vous en parlais sur le blog de ANEB, il y a deux ans. Est-ce que mon trouble alimentaire a disparu par magie? Non. J’aimerais vous dire que dès que j’en ai parlé tout s’est réglé, mais non. Je vis encore des épisodes d’hyperphagie, mais je peux vous dire que je suis pas mal plus outillée. Je comprends ce qui se passe et ce qui les déclenche. Je souhaite un jour dire que ce sera du passé, mais pour l’instant je veux représenter la résilience face à ce mal qui court.

Je suis belle et résiliente. J’ai une force inouïe pour me relever et je crois profondément au pouvoir de chaque être humain de se reconstruire après la tempête, les traumas, les départs et les blessures. À toutes les filles et les garçons qui souffrent en silence, nous sommes là.

Je suis forte. Je suis résiliente.
Je suis forte. Je suis résiliente.

Et si pour le temps d’une soirée, nous nous réunissions pour en parler?

Billet en vente ICI

Publicité

À suivre sur les médias sociaux!

#monsieurANEB2106

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page