Le Planétarium Rio Tinto Alcan à visiter

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Ma dernière visite au Planétarium de Montréal, date d’un peu plus d’une dizaine d’années. Plus exactement, c’était six mois avant la désintégration de la sonde Galileo, le 21 septembre 2003. J’ai apprécié à l’époque le spectacle qui relatait les objectifs scientifiques et les découvertes de cette sonde sur Jupiter. Malgré mon intérêt pour l’astronomie, je n’y suis pas retournée. Pourquoi? Je ne saurais l’expliquer. Il n’y a pas de raison valable. Tout était intéressant: les collections, les expositions et la projection. Or, je me sentais au milieu de nulle part dans un vieux stationnement devant à une bâtisse des années 1960 comme je les déteste : en béton gris et sale et sans fenêtres. L’attrait des lieux était moyen à… médiocre.

Quand la visite du planétarium Rio Tinto Alcan m’a été proposée, j’ai immédiatement accepté, mais pour les mauvaises raisons. J’ai été séduite par une activité à l’extérieur du centre-ville de Montréal que la chaleur accablante des derniers jours nous incite à fuir. Quelle ne fût cependant pas ma surprise en voyant le nouveau Planétarium. J’avais visité quelquefois sans rentrer sur les lieux le Biodôme , dont l’architecture cylindrique rappelle celle de l’ancien Planétarium, autrefois appelé Planétarium Dow et construit sur le site du square Chaboillez. Cependant le recouvrement aux allures métalliques du Planétarium Rio Tinto Alcan me fait penser au design novateur que l’architecte nord-américain Frank Gehry a réalisé pour le Guggenheim à Bilbao.

Bon, il n’y a toujours pas assez de fenêtres à mon goût et il est gris, mais je trouve son architecture intéressante : asymétrique, l’édifice semble percer le terrain gazonné et, fait intéressant, aucune des poutres utilisées pour sa construction n’est de la même taille. Mais bon, mon objectif n’était pas de juger l’architecture de l’espace, mais bien de faire état des nouveaux spectacles Astéroïde : mission extrême et Un jour sur Mars et des expositions Mars s’eclate et Exo, sur les traces de la vie dans l’Univers.

Le nouveau spectacle multimédia Astéroïde : mission extrême est destiné à un public de 7 ans et plus, et dure 25 minutes. Il est présenté comme la première partie de Un jour sur MarsAstéroïde : mission extrême, une coproduction de Sky-Skan et de National Geographic, présente les perspectives d’avenir des voyages exploratoires les plus ambitieux qui soient en ce début de millénaire. Les plus récentes perspectives d’utilisation de ces amas de poussière et de roches sont dévoilées au spectateur. Bien que les astéroïdes soient une menace pour notre planète, le spectacle leur confère la fonction de base de ravitaillement. Ce qui permettrait aux astronautes de se projeter plus loin dans l’espace, à la conquête de nouveaux horizons.

Un jour sur Mars réalisée par Maxime Pivin Lapointe et produite par Sébastien Gauthier, est une œuvre de 40 minutes qui plaira aussi à un public diversifié. La projection propose une expédition en expérience immersive vertigineuse sur la planète rouge. L’exploration des gigantesques canyons et des dunes glacées est complémenté du projet musical co-réalisé par Dumas et Martin Roy.

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La musique originale composée pourUn jour sur Mars s’allie avec brio à la présentation multimédia. Sa conception sonore plonge l’auditeur au moment des futures prouesses des explorateurs de l’espace. Elle prend la forme d’une palpitante aventure dont le moment est accompagné de la victorieuse sensation de passage vers les annales de l’histoire. De l’émotion qui fait chambarder nos cœurs alors que de l’extérieur nous sommes paralysés, ébahis par la beauté, l’unicité et le solennel instant d’être les premier à fouler le sol de Mars.

Si la trame sonore est des plus captivantes, l’intérêt principal des films multimédia du Planétarium Rio Tinto Alcan réside sur la projection en écran 360. Concave aux dimensions beaucoup plus grandes qu’un écran de cinéma, la complexité de réalisation sur écran 360 dépasse de loin celle sur écran plat. Pourtant, ces écrans réussissent à reproduire de façon surprenante un univers qui, pour la majorité des gens, est inaccessible.

Rien ne remplacera notre regard sur le ciel étoilé du sommet d’une montagne isolée de la pollution lumineuse de la ville. Cependant, la réalisation des deux nouvelles projections du Planétarium sont visuellement réussies. De longueur raisonnable pour garder l’attention du public jusqu’à la fin du film, l’action n’était pas de mise, mais j’ai personnellement prit plaisir à relaxer. Projetée dans l’espace, dans le confort de mon fauteuil (du Lazy Boy dans le théatre du Chaos), j’ai été absorbée par les spectacles.

Néanmoins, pour être qualifiée « d’expérience immersive vertigineuse », la simulation des aventures des futurs explorateurs de l’espace aurait avantage à être bonifiée par des fauteuils mobiles, semblables à ceux du Terminator (ou anciennement Volcanozor) de la Ronde. Bon, peut-être que je fais du « édutainment », tendance des musées à rendre leurs médiations culturelles plus ludiques et interactives pour attirer les publics (Courvoisier, Balloffet, & Lagier, 2014), mais je me demande également si l’expérience ne pourrait pas être améliorée en 3D. Or, mes suggestions et interrogations n’enlèvent rien à l’intérêt et aux connaissances, basées sur des faits scientifiques, qui vous seront transmis lors de votre visite au Planétarium.

Puisque pour votre culture générale, mieux vaut une visite au Planétarium qu’à la Ronde! Ainsi les deux nouveautés du Planétarium sont des alternatives des plus intéressantes pour ceux qui désirent en connaitre davantage sur les dernières découvertes ou sur les derniers projets d’exploration de l’espace.

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Les deux présentations sur écran 360 sont accompagnées de plusieurs expositions. Depuis le 6 juin Mars s’éclate expose de nombreux fragments provenant de la planète Mars et leur parcours jusqu’à notre terre. Exo, sur les traces de la vie dans l’Univers, présente la plus grande collection de météorites du Québec. Les divers éléments de cette exposition permanente expliquent l’apparition de la vie sur terre à travers plusieurs disciplines scientifiques dont l’astrobiologie.

Si cela peut sembler ardu, il en est tout autrement. La muséographie didactique, attrayante et stimulante des expositions du Planétarium Rio Tinto Alcan surpasse largement celle de plusieurs espaces muséaux. Conçus pour plaire aux enfants autant qu’aux adultes, les jeux interactifs présentent des défis pour tous les âges sans perdre de vue l’aspect éducatif des expositions. Les installations multimédia sont nombreuses: animations, écrans tactiles, tables multimédia et projections à la fine pointe de la technologie accompagnent le visiteur dans leur quête de connaissance.

Que ça soit pour l’architecture, pour les spectacles multimédia, pour les expositions ou simplement pour votre culture générale, le Planétarium Rio Tinto Alcan est à visiter seul, accompagné ou en famille. Car à moins bien sûr d’être astronaute …ou milliardaire, peu de gens auront l’occasion de visiter Mars ou de marcher sur un astéroïde!

Tarifs (Tarifs individuel du Planétarium Rio Tinto Alcan, s.d.)

Prix régulier Résident du Québec
Adultes 19,75 $ 15,50 $
65 ans et plus 18,25 $ 14,50 $
Étudiants (18+ avec carte)* 14,50 $ 11,75 $
5 à 17 ans 10,00 $ 7,75 $
Famille** 55,00 $ 43,50 $

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Références:

Courvoisier, F., Balloffet, P., & Lagier, J. (2014). From the Museum to the Amusement Park: Opportunities and Risks of Edutainment. International journal of arts management, 16(2), pp. 4-18.

Tarifs individuel du Planétarium Rio Tinto Alcan. (s.d.). Récupéré sur Espace pour la vie Montréal: http://espacepourlavie.ca/tarifs/planetarium-rio-tinto-alcan

Crédits photo © Espace pour la vie

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