Des chevaux et des hommes – La collection d’Émile Hermes, Paris présentée … à Montréal!

Combien d’adeptes de la mode ne rêvent pas de posséder l’ultime Sac Kelly? Créé en 1935 et renommé en 1977 en hommage à la célèbre princesse de Monaco, Grace Kelly, le fameux sac à courroie est un « must ». Au même titre que les réputés carrés de soie, dits « féminins », de 90 X 90 cm, il s’inscrit parmi les plus connus produits de luxe de la célèbre Maison Hermès.

Si la renommée de cette entreprise n’est plus à faire, nous oublions souvent les prémisses de cet icône de la mode, situé depuis 1885 à Paris, au 24, rue du Faubourg Saint-Honoré. Heureusement, au Vieux-Port de Montréal, il est possible d’en apprendre davantage sur la fondation de cette maison de maroquinerie et de couture avant-gardiste.  Depuis le 20 mai dernier et jusqu’au 16 octobre, Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal (PAC),  présente l’exposition Des chevaux et des hommes – La collection d’Émile Hermes, Paris.

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À travers trois axes majeurs, l’institution muséale arbore l’histoire du cheval, ses métiers et la réorientation de la sellerie, fondée par Thierry Hermès en 1837 vers la maison de maroquinerie et de couture que nous connaissons aujourd’hui, produit d’Émile Hermès, petit-fils du fondateur.

D’emblée, tous les éléments étaient présents pour faire de cette exposition un succès : Hermès, un nom de renommée internationale et évocateur des désirs les plus luxueux, une institution muséale de grand calibre et une collection privée présentée en exclusivité mondiale. Si le début de l’exposition semble prometteur de la marque Hermès et d’une muséographie digne de Pointe-à-Callière, il reste difficile de s’approprier des sujets transmis par l’institution. C’est à travers des couloirs étroits et peu éclairés que les visiteurs devront passer quelques heures pour lire le contenu des nombreux cartels de l’exposition. Gardés derrière une panoplie de vitrines, les objets nous semblent trop importants pour être scrutés. Je pense notamment au voile translucide qui limite le regard des visiteurs sur la reproduction du bureau d’Émile Hermès.

Bien que le doute plane sur le rendu de l’exposition, la collection reste digne d’intérêt. Pour les amoureux de la mode, plusieurs carrés de soie et un des premiers sacs à fermeture éclair de la Maison Hermès peuvent y être admirés. Les voyageurs sont transportés de l’Amérique du Sud au Japon en traversant l’Europe à travers une série d’équipements équestres. Les amateurs d’archéologie contempleront une statuette en terre cuite de cheval au licol (1900 avant notre ère), du Mehrgardh, « site qui, dès la préhistoire, était occupé par des fermiers qui cultivaient le blé et élevaient du bétail» (Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal, 2016) et des bronzes datant du XVIIIe siècle au Ier millénaire avant notre ère.

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Si après l’exposition vous avez envie d’en savoir davantage sur le travail du cuir, je vous invite à visiter l’Exposition À PRO PEAU, au Musée des Maitres et artisans du Québec du 1er au 22 juin.  Présentée par le Centre des métiers du cuir de Montréal, la mission du CMCM est de promouvoir et de valoriser les métiers du cuir et de représenter le savoir-faire de ses artisans au Québec et sur la scène internationale.

 

Des chevaux et des hommes – La collection d’Émile Hermes, Paris

Du 20 mai au 16 octobre 2016

Note : 5,5/10

Légende: Médiocre – 1 à 3 | Bof-Passable – 4 à 5 | Bon 6 à 7 | Excellent 8 à 9.9 | Parfait – 10

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