Découvrir l’opéra: plus accessible que l’on pense!

J’ai toujours été intriguée par l’opéra. Dépeint dans les films comme un divertissement distingué et réservé aux classes plus aisées, je fus dès mon jeune âge  curieuse de savoir: et moi, est-ce que je serai assez cultivée pour aimer ça?

J’ai eu la chance il y a peu de temps d’aller voir mon premier spectacle, Elektra, un opéra allemand qui fut loin de me laisser indifférente. Bien que je fusse partagée à la fin entre mon ravissement et ma difficulté à regarder des gens chanter de manière assez puissante pendant 1h30, je me suis quand même laissé une chance, puisque c’était mon premier. Et après tout, j’étais loin d’avoir détesté.

Otello, présentement en représentation à la salle Wilfred Pelletier jusqu’au 6 février, fut ma deuxième expérience et celle-là fut la bonne. D’une durée de 2h30 en quatre actes, cet opéra de Giuseppe Verdi est basée sur la pièce de Shakespeare, rempli d’histoires d’amour, de trahison et de pouvoir. Beaucoup plus chantant et théâtral que l’opéra allemand, Otello m’a renversée avec ses 47 choristes, le jeu magnifique des acteurs en plus  des scènes et décors à couper le souffle. Plus d’une fois dans la soirée j’ai eu les larmes aux yeux devant tant de beauté. Le chant est époustouflant et l’orchestre magistrale. Vraiment, impossible de mettre assez d’emphase sur ce coup de coeur. Tu avais toujours rêvé  de voir un mélange de Walt Disney tragique dans un tableau de la renaissance? Tu seras très certainement aussi emballé par Otello que moi. Psssssst les billets les moins chers sont 21,65$, ce qui veut dire que c’est accessible à pas mal presque tout le monde!

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Après avoir partagé mes deux dernières expériences avec mes amis, j’ai remarqué que la majorité d’entre eux avaient, certes, le même intérêt que moi, mais surtout la même idée préconçue que j’avais  moi-même sur l’Opéra:« c’est pour les riches voyons, je ne pourrais jamais me payer ça!»

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Erreur!

Lorsque samedi passé j’ai vu Otello, cet opéra italien du XIXe siècle, j’ai remarqué qu’il y avait des gens habillés de toutes les façons et surtout, de tous les âges. J’ai même décidé de poser quelques questions à Pierre Vachon (directeur des communications, communauté et éducation) afin de comprendre un peu plus le milieu de l’opéra à Montréal.

Quelle est la place de l’Opéra de Montréal dans la communauté montréalaise? (Quelle relation entretenez-vous avec les entreprises d’ici?)

Relation étroite avec quelques 360 entreprises qui contribuent de diverses façons à soutenir la compagnie, un acteur-clé de l’échiquier culturel.

L’Opéra de Montréal semble vouloir aller chercher un public plus jeune et rendre plus accessible cet art lyrique. Comment pensez-vous pouvoir rassembler la prochaine génération?

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En les sensibilisant dès le bas âge par le biais de nos activités éducatives : matinées scolaires pour les jeunes du primaire, les générales étudiantes 3 fois l’an et le matériel pédagogique que nous concevons pour les initier. À cela s’ajoutent les ateliers d’initiation dans les écoles par notre musicologue pour pousser un peu plus loin leur connaissance. Ils sont donc en contact, on leur donne le goût de la découverte, ils assistent à des prestations… Pour les 18-30 ans, on a un programme qui permet d’acheter des billets à moitié prix.

À quoi peut-on s’attendre pour l’année 2016?

La même philosophie : de grands classiques de l’opéra, des activités de démocratisation qui facilitent le contact avec notre art, des projets fous…

En gros, je confirme que l’opéra c’est génial, accessible et surtout, ça nous fait changement de Netflix!

Pour acheter des billets pour Otello c’est ici!

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Crédits photo: Frédéric Séguin

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