PORTRAIT Camille Mongeau – Actrice, scénariste, productrice et fondatrice de Coton & Club

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Camille, c’est une fonceuse. Elle sait ce qu’elle veut, et quand elle veut quelque chose elle va tout faire pour l’avoir! C’est d’ailleurs ce qui l’a amenée aussi loin! Elle a déjà un CV super rempli et elle n’a que 24 ans. En tant qu’actrice vous avez pu la voir entre autres dans 30 vies, Yamaska, L’Auberge du chien noir, En thérapie, 4 Soldats, Switch & Bitch et bien d’autres. Elle ajoute à cette impressionnante liste la scénarisation et la production de divers projets. Elle vient tout juste de fonder Coton & Club, une nouvelle plate-forme de diffusion qui laisse place aux jeunes artisans. Ça roule!

Ton parcours en quelques mots?
J’ai vraiment un parcours décousu. Des fois, j’essaie d’expliquer tout ça simplement mais je me perds un peu. En gros, je suis comédienne et entrepreneure. J’ai suivi quelques formations en jeu, à travers des ateliers de théâtre et une formation au Collège Jean-De-Brébeuf. J’ai entamé plusieurs formations universitaires (communications, histoire de l’Art, scénarisation) que j’ai du arrêter en cours de route à cause de différents projets. J’ai toujours été de nature plus autodidacte. J’ai donc commencé à écrire et produire des capsules web quand j’avais environ 19 ans et je n’ai pas arrêté depuis. Mais disons que mon parcours en quelques mots se résumerait à : passions et risques.

Ta plus grande fierté?
Ma plus grande fierté est définitivement mon entourage. Autant mes amis, ma famille et tous les gens avec qui j’ai eu la chance de travailler et de faire des projets. Je réalise au fil du temps que dans toutes les expériences de la vie, le plus important c’est d’être bien entouré. De pouvoir vivre autant les réussites que les défaites en gang, avec des gens qu’on aime. Je suis fière de mon entourage parce qu’il est diversifié et très nourrissant d’un point de vue créatif et émotif.

Ta plus belle expérience de tournage?
Ma plus belle expérience de tournage fut sur le long métrage Les 4 soldats réalisé par Robert Morin. Premièrement parce que l’équipe était magique et aussi parce que ça a été un terrain d’apprentissage pour moi autant au niveau technique qu’au niveau du jeu. J’ai fait de belles rencontres marquantes sur ce plateau. C’était aussi mon premier rôle au cinéma et donc un énorme défi. On tournait à St-Amable, en pleine canicule, mais c’était super agréable.

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Médias Film

Comment est né Coton & Club?
Coton & Club est né sur un coup de tête, un besoin d’avoir un terrain de jeu où l’on ne dépend pas des autres pour opérer. Je pensais souvent à mon entourage et je me disais qu’il y avait tellement de talent autour de moi et que pourtant ces gens n’obtenaient pas la reconnaissance ou simplement les outils de travail qu’ils méritent. J’ai donc conçu Coton & Club en deux mois, à l’été 2015. C’est aussi à ce moment, entre les rencontres juridiques, artistiques et autres, que j’ai réalisé à quel point j’étais bien entourée. Pour débuter le projet, j’ai fait appel à des collaborateurs proches, qui me faisaient confiance. Par la suite, on a commencé à ratisser plus large, et d’autres personnes ont bien voulu participer. C’est justement à ce moment que j’ai réalisé qu’il y avait un besoin pour ce genre de plate-forme et d’organisation. Les artisans voulaient que le projet fonctionne parce qu’ils savaient que les intérêts de l’exercice leur seraient bénéfiques à moyen terme. C’est beaucoup de travail, un gros défi, mais je prends le temps de compléter une étape à la fois et j’ai confiance en le fait que Coton & Club ne cessera de grandir dans les prochains mois. Il est important pour moi que la compagnie s’établisse sur des bases solides et qu’elle devienne un gage de qualité et un lieu de découvertes pour le grand public.

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Laurence Poirier Photographe

Ton épisode préféré de Switch & Bitch?
Dans les cinq premiers épisodes de la série, qui sont déjà en ligne, mon épisode préféré est le cinquième, soit celui où tout dégénère pour mon personnage (Julie). L’histoire prend une toute autre tournure. On a eu beaucoup de plaisir à tourner les scènes de cet épisode, même si j’ai été malade en plein tournage. Nous allons dans quelques jours débuter le tournage de la suite de Switch & Bitch qui sera diffusée sur Tou.tv et je dirais que je me suis esclaffée à la lecture de tous les épisodes. Disons qu’on atteint un autre niveau de folie.

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Ton top 5 de la vie?

  1. Friends : J’adore cette série et j’espère encore à ce jour qu’il y ait une suite même si je sais que ça serait moins bon.

 

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  1. Ma grand-mère : Avec mes amis, le running gag c’est que ma grand-mère est haïtienne. Je réussis toujours à le plugger dans des soirées et mes amis se moquent de moi. Mais c’est pourtant vrai, ma grand-mère est haïtienne et c’est une grande femme.

 

  1. Rire : La chose essentielle dans ma vie est le rire. J’ai besoin de rire et je ris tout le temps, très fort. J’ai souvent des fous rires avec mes amis et je pleure à tout coup.

 

  1. Les gnocchis : J’ai découvert les gnocchis lors d’un voyage en Italie, plus jeune. Une amie de mon père nous avait annoncé qu’elle avait une surprise pour nous. J’étais persuadée que c’était une maison Barbie. Finalement c’était des gnocchis. J’étais bien déçue mais c’est devenu un de mes plats préférés même si je sais qu’au final ça reste des pâtes aux patates.

 

  1. Marie Uguay : Je relis souvent des passages des livres de Marie Uguay, une défunte poète québécoise, décédée dans la vingtaine des suites d’un cancer des os. Ses écrits sont inspirants et abordent entre autre la fatalité, le présent et les craintes de la vie.

Ta marque québécoise favorite?
Je suis récemment tombée en amour avec PONY. Je porterais ses chandails all day, every day. Ça risque d’être le cadeau que j’offrirai à tout le monde, pour chaque occasion cette année. J’avais déjà acheté ses illustrations il y a un an à la Souk à la SAT, mais c’est tout récemment que j’ai catché que ses crewnecks étaient divins.

Pour toi, la beauté c’est?
Pour moi, la beauté c’est assez complexe à comprendre. J’y vois plusieurs facettes. Il y a évidemment la beauté de l’âme, celle qui occasionne des situations humaines qui nous touchent et qui nous conscientisent. D’un autre côté, il y a la beauté physique, sous toutes ses formes. Que ce soit des motifs, des humains, des paysages etc. Cette beauté, elle est subjective et c’est ce qui la rend intéressante. Finalement, il y a cette beauté artificielle que l’on tente de nous imposer à travers des standards impossibles. Je sens qu’on tente de miser de plus en plus sur les résultats d’un mode de vie sain, sans réellement penser au processus et aux ressources réelles dont disposent les gens. Bien manger, s’organiser, faire du sport etc. sont des objectifs pertinents mais la routine de la vraie vie ne permet pas à tous, ces luxes.

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Ta citation préférée?
« Il faut traverser la rigidité des évidences, des préjugés, des peurs, des habitudes, traverser le réel obtus pour entrer dans une réalité à la fois douloureuse et plus plaisante, dans l’inconnu, le secret, le contradictoire, ouvrir ses sens et connaître. Traverser l’opacité du silence et inventer nos existences, nos amours, là où il n’y a plus de fatalité d’aucune sorte. » L’outre-vie, Marie Uguay.

Ça ou… « Woke up like this, flawless » Beyonce.

Mot de la fin?
Hum… j’aurais tendance à dire merci. Merci aux gens qui sont actifs, qui s’impliquent et qui osent créer. Rencontrer des gens inspirants et différents me donne envie de me dépasser. J’espère que nous pourrons continuer de créer dans la diversité et le plaisir… et le rire. Ça ou… ne manquez pas la série Nouvelle administration dès la fin janvier sur Coton & Club, haha !

 

 

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