La fille qui rêvait d’embrasser Bonnie Parker : ma critique.

Crédit photo: www.imdb.com
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Dans le roman La fille qui rêvait d’embrasser Bonnie Parker, Isabelle Gagnon met en scène le personnage de Florence, 16 ans. Cette dernière s’est toujours sentie un peu différente des autres sans réussir à savoir pourquoi. Mis à part son meilleur ami Andy, elle est plutôt solitaire. Elle se passionne davantage pour sa guitare que pour les garçons. En fait, les garçons ne l’intéressent pas. C’est plutôt Bonnie Parker, du film Bonnie and Clyde, qu’elle aimerait embrasser. Est-ce normal? Son quotidien est bouleversé lorsque son ancienne amie d’enfance, Raphaëlle, revient vivre dans le voisinage. Leur relation de pure symbiose s’était abruptement terminée, laissant Florence dans un chagrin infini. Lorsqu’elle revoit Raphaëlle pour la première fois, elle réalise tout. Elle est amoureuse d’elle. Mais comment faire face à ce genre d’émotions alors que les élèves de l’école se moquent déjà d’elle?

Crédit photo: http://www.editions-rm.ca/livre.php?id=1230
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L’adolescence est une période remplie de remises en question et de doutes.  Il est souvent difficile pour un jeune homme ou une jeune femme de savoir qui il est et ce qu’il veut devenir. Tous ces questionnements sont multipliés lorsque surviennent également des incertitudes quant à l’orientation sexuelle. Même si les mentalités changent pour le mieux, être gai dans une école secondaire peut souvent être synonyme de cauchemars et moqueries. Le personnage de Florence se confie donc, dans le livre La fille qui rêvait d’embrasser Bonnie Parker, sur ce qu’elle ressent pour les femmes et plus particulièrement pour Raphaëlle. Elle nous raconte un premier amour touchant, réaliste et courageux.

Le roman d’ Isabelle Gagnon, destiné à un public adolescent, est divertissant tout en abordant l’homosexualité féminine sans jugement.  L’impact sur les liens familiaux, les relations amicales et la vie à l’école secondaire sont aussi abordés. En général, j’ai trouvé que ce livre dépeignait bien les sentiments adolescents et que son écriture simple et sans flaflas convient bien au propos. Ce genre de lecture pourrait aider des jeunes adolescents incertains de leur orientation sexuelle à se sentir moins seuls et incompris. Toutefois, même si j’ai apprécié l’histoire et le contenu abordé, l’alternance entre une écriture de style journal intime et de textes à la 3e personne du singulier était plutôt dérangeante. Parler du même personnage au je et  au elle devient mélangeant pour le lecteur.  Il aurait été plus simple d’écrire tout le livre à la première personne vu sa nature intimiste. La fin m’a également un peu déçue.

En somme, malgré ses quelques lacunes,  je suggère la lecture de ce roman aux adolescents et aux jeunes adultes.

La fille qui rêvait d’embrasser Bonnie Parker, Isabelle Gagnon, Éditions du remue-ménage, 2010, 120 pages, 12,95$.

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Amélie Lacroix Maccabée

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