Rédemption – Les Maudits: Moment fatidique

Toute bonne chose a une fin, même la série Les Maudits écrite par Edith Kabuya. Arrivé tel un rafraîchissement dans la littérature fantastique du Québec, en créant même une nouvelle catégorie nommée fantastique urbain, c’est avec un côté exquis que Robin tire sa révérence.

En tout et partout, deux ans seulement se sont écoulés entre la première page et la dernière page de Les Maudits. On a peine à croire que si peu de temps s’est passé depuis notre première rencontre avec l’adolescente tant de choses lui sont arrivés, mais la date fatidique de son 18e anniversaire approche à grand pas.

Un peu perdue de vue, au sein d’Illusion, cette date prend tout son sens et son urgence à la lecture de Rédemption. Livre qui porte très bien son titre.

Crédit: Bible urbaine

Des trois manuscrits, il s’agit assurément du meilleur. Il se concentre beaucoup plus sur la mère de Robin et ses origines gitanes. Que s’est-il vraiment passé pour que sa mère se suicide? Quel est le lien entre les Bronovov et celle-ci? Et Vince? Après deux romans très centralisés sur Les Maudits, ce changement fait un grand bien et permet à l’auteure de boucler son intrigue.

Le scénario final en est un des plus perplexants. Il fait légèrement penser à celui de la série Divergent de Veronica Roth, sans toutefois l’effet de surprise. L’auteure Edith Kabuya prépare tranquillement ses lecteurs à cette fin, qui n’est malheureusement pas à la hauteur de l’histoire. Il s’agit sans doute du plus gros point faible de la trilogie. Cette fin ne nous laisse aucun goût amer en bouche, mais elle nous laisse tout de même une grande déception. Sans raison particulière, on s’attend à plus.

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Crédit photo: Ensemble maintenant

On découvre aussi une autre Robin, une Robin repentante, mais qui conserve à la fois sa force intérieure qu’on lui connait si bien. Elle retrouve le pep qui lui manquait un peu lors du deuxième tome et on se rend compte que sous ses airs de rebelle, elle est bien plus lucide et intelligente qu’elle n’y paraît. Pour ce qui est de Vince, ses admiratrices seront déçues. Quoique l’on voit un peu plus de lui au sein de Rédemption que d’Illusion, ces apparences sont encore une fois trop brèves pour notre bonheur.

Chapeau à Edith Kabuya, qui, poussé par ses amis, a réussi à écrire une série fantastique urbain des plus magnifiques. On lui souhaite le même succès pour ses projets futurs où l’on retrouvera assurément sa plume magique.

Psssstttt le premier tome est moins de 10$ !!!!

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