La LNI(P): Ligue Nationale d’Improvisation Plaisante

Ce lundi 31 mars, au Club Soda, se déroulait le Match des Étoiles de la Ligue Nationale d’Improvisation.

« Sur une échelle de un à full, à quel point t’as eu du plaisir, chroniqueuse? »

Full.

Deux équipes de quatre joueurs, sélectionnés par les abonnés de la saison régulière de la LNI, ont su rendre avec brio dix improvisations toutes aussi différentes les unes que les autres. D’emblée, les animateurs de foule, tout de costumes propres et de blagues redondantes vêtus, ont introduit le match avec la présentation des joueurs et en ploguant que quatre politiciens étaient présents dans la salle. Clap clap clap. Salutations électorales à la manière de la reine d’Angleterre. Le match pouvait enfin débuter.

L’équipe des Bleus du coach Christian Laurence, composée d’Anne-Élisabeth Bossé, recrue de la soirée des Étoilés, Laurent Paquin, Simon Boudreault et Virginie Fortin, ont joué la carte de la blague cabotine pour séduire le public, alors que les Rouges de Benoît Chartier, soit Réal Bossé, Salomé Corbo, Ève Landry et Jean-François Nadeau, ont mis leurs efforts dans la livraison d’improvisations à saveur théâtrale. Toutefois, une fois en improvisation mixte, les deux équipes savaient joindre leurs styles, afin de produire un spectacle unique. Je pense notamment à l’improvisation de vingt minutes sur le thème «Petits jeux badins et contrepèteries», où un comptage de 197 pour les Bleus contre 211 pour les Rouges et une standing ovation rendirent justice à la fusion des talents des huit joueurs présents sur scène à un moment ou un autre de l’improvisation. Le match s’est terminé avec une marque de 8 à 3 pour les Bleus.

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MOMENTS MONGOLES

– La fois où Laurent Paquin faisait des jeux de langage en remplaçant «COUREZ!» par «FOURREZ!»

– La fois où une impro entre un robot et un humain à bord d’un «vaisseau» mystérieux s’est transformée en vagin géant d’une femme qui accouche.

– La fois où une lampe de poche clignotante dans l’entrejambe de Jean-François Nadeau a fait naître un excellent gag de lucioles.

– La fois où les Bleus ont fait une impro chantée dans un avion où tout le monde était pacté solide sur des mimosas.

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– La fois où Jean-François Nadeau s’est rendu au deuxième balcon pour sermonner son «fils» avec des jeux de lumière.

– La fois où Anne-Élisabeth a décroché l’étoile d’Excellence de la soirée, plus qu’amplement méritée.

MOMENTS MOINS MONGOLES

– La fois où le «À la manière de Fred Pellerin» était juste un tour de passe-passe pour faire une narration libre, sans style.

– La fois où les animateurs de foule avaient des discours qui finissaient pu de pu finir.

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– La fois où la file pour le vestiaire à la fin de la soirée m’a fait vieillir d’une couple d’années. J’aurais eu le temps de compléter quatre BAC avant d’avoir mon manteau.

PIS. Des belles photos prises par l’exquise Catherine Cliche ©.

Clicliclic!

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