Le deuxième

Avec toi, je sais jamais si je suis une bonne mère. Chaque décision que je prends et chaque intuition semblent être à côté de la track.

Pourtant, avec ta sœur, la première de la famille, ça semble tellement plus facile. Je lis dans ses pensées, je devine ses actions et chaque chose que je fais pour elle apporte le résultat que j’avais anticipé.

Avec toi, le deuxième de la famille, je suis loin d’avoir une médaille sur le podium de la parentalité.

Pourtant, j’me disais, j’ai déjà eu un enfant, le deuxième ça va être facile. J’aurai pas les mêmes stress, je paniquerai pas pour rien, je saurai quoi faire dans toutes les situations.

C’est sûr que c’est pas pareil un deuxième. À l’arrivée de ta soeur, on allait en couple, papa et maman, lui changer sa couche. On se réveillait la nuit ensemble et pendant qu’un de nous deux enlevait délicatement la couche, l’autre apportait la poudre pour les fesses, un nettoyait et l’autre attachait la nouvelle couche.

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Avec toi, on a installé le système roche-papier-ciseau pour savoir qui allait changer ta couche. Ton père a commencé à se douter de quelque chose quand il a vu que ça faisait un mois (UN MOIS) en ligne que c’était uniquement lui qui changeait tes couches. C’était facile, il commençait toujours avec les ciseaux, il a une superstition avec ce jeu-là, mettons que j’en ai profité un tantinet.

Bref, quand ta sœur faisait 37,9 degrés de fièvre on accourait tout de suite à Ste-Justine, alarmés et inquiets. Avec toi, on se disait : « hey, me semble que ça fait 3 jours qu’il fait 39 degrés, il faudrait ben aller consulter. »

C’est pas pareil un deuxième parce qu’il y a plein de choses qu’on sait. On sait que ça sert à rien de s’épuiser à deux pour se réveiller la nuit parce que dans le jour on ne sera plus fonctionnel.

On sait que ça sert à rien d’accourir à Ste-Justine tout de suite avec un début de fièvre parce qu’ils vont te renvoyer à la maison en disant : « Vous reviendrez dans trois jours si la fièvre n’est pas tombée. »

Pourtant, malgré la confiance et le vécu, avec toi, souvent (pour pas dire tout le temps) je sais pas quoi faire. Je te comprends pas, je me sens perdue, inutile, inadéquate et c’est pour ça que je t’aime autant.

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Toi, mon deuxième, tu seras toujours celui qui va me confronter dans mes valeurs, qui va me faire réfléchir profondément aux actions que je pose pour toi. J’aurai jamais aucune certitude, mais je me sentirai toujours vivante.

Parce que oui t’es mon deuxième, mais t’es ma première version de toi. Avec toi, je vis tous tes moments pour la première fois. Je te dis merci; merci de me faire évoluer, de me mettre en état de doutes sans arrêt, de pas accepter que je sois la même mère qu’avec ta sœur et surtout d’être qui tu es.

Sache que mon amour pour toi est immense, que je serai toujours là pour toi et merci de faire partie de ma vie depuis 3 ans…aujourd’hui!

Noah super héros

Bonne fête mon coco!

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Mère Rebelle

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2 réflexions sur “Le deuxième”

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