Trouble alimentaire en spécial à 3,49 $

J’étais à la pharmacie du coin lorsque je me suis mise à me questionner par rapport aux résolutions que je voulais prendre pour 2014.  Avec mes amies, nous avons une petite tradition : au début de la nouvelle année, nous écrivons sur papier des résolutions générales pour l’ensemble de notre groupe de femelles, puis des résolutions personnelles pour chacune d’entre nous. Dans nos têtes, le fait de l’écrire sur papier rend la chose officielle et nous donne le droit de faire un « check » à la fin de l’année à côté de tous nos objectifs accomplis.

Pour l’instant, mes résolutions consistaient à me trouver un emploi A-MA-ZING, obtenir mon permis de conduire (oui, à 22 ans. I know.), puis m’acheter des vêtements (et chaussures) fabulous.

Je m’en tenais à ces trois seules résolutions lorsque je me suis retrouvée dans une allée qui m’était autrefois familière. Trop familière, même.

Les laxatifs.

On le clame toujours très haut et fort ici sur Boucle Magazine : le corps de la femme est beau et ce, sous toutes ses formes.  De la fille mince à celle plus ronde, il est important de célébrer son corps tel qu’il est.

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De mon côté, cette célébration n’a jamais été très facile. En fait, c’était plutôt tout le contraire. Pendant quelques années, je détestais mon apparence, je méprisais mon corps. J’haïssais affirmer le fait que je devais acheter des vêtements de taille 10 dans les magasins et ce, même si je mesure 5 pieds 9 pouces. Le « chiffre double » sur l’étiquette de mes pantalons m’écœurait, tout simplement.

Et pendant trop longtemps, ce mépris était au coeur de chaque action que j’entreprenais quotidiennement. Peu à peu, mes habitudes alimentaires ont changé. Mon déjeuner consistait en une pomme verte. Mon dîner en une bouteille d’eau. Mon souper en de minimes bouchées du repas préparé par ma famille.

Au début, quand je voyais mon corps se transformer peu à peu, j’appréciais la chose. On commençait à me dire que la perte de poids me faisait bien. C’était l’encouragement qui me suffisait pour aller plus loin : acheter ces laxatifs. Cette petite boîte rouge à 3,49 $ qui allait me permettre de m’aider dans la perte de poids.

Dans ma tête, à ce moment-là, j’avais conscience du fait que ce que je faisais n’était pas très sain. J’étais convaincue, par contre, que je n’étais pas anorexique ou boulimique : je n’étais pas maigre et je ne me faisais pas vomir.  Dans ma tête, ces deux arguments me confirmaient que, malgré mes tendances peu saines, je n’étais pas malade. Je n’avais pas de trouble alimentaire.

Cela fait plusieurs années que j’ai été en mesure de me départir de ces habitudes dangereuses. J’ai fait du tort à mon corps, je l’ai blessé et, aujourd’hui, j’ai honte lorsque je me mets à penser à cette période peu géniale de ma vie.

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Pour être honnête, il est assez difficile de se départir complètement d’un problème de ce genre.  Aujourd’hui, j’ai toujours de petites arrière-pensées. Je fais encore attention à ce que je mange mais au moins je sais que, maintenant, ce n’est pas pour perdre du poids de manière massive, mais pour alimenter mon corps adéquatement pour qu’il puisse être en santé.

Aujourd’hui, je me sens plus forte.  Il est tellement facile de se rendre à la pharmacie et de payer le 3,49 $ pour la boîte de laxatifs. Oui, c’est tellement facile de retomber. Par contre, je me dis qu’à chaque minute, je deviens de plus en plus forte puisque je ne cède pas à cette facilité.  Je deviens de plus en plus forte, mais aussi de plus en plus à l’aise avec mon corps, et ce, tel qu’il est.

Et c’est en passant dans cette allée, il y a quelques jours, que j’ai ajouté à ma liste de résolutions cette dernière : prendre soin de moi et de mon corps de la manière la plus saine qui soit et  toujours rester forte.

Soyons fortes!

photoboucle

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Si vous avez des questions ou besoin d’aide, n’hésitez pas à consulter un de ces ressources entre autres:

ANEB : http://www.anebquebec.com/

et leur page Facebook : https://www.facebook.com/anebquebec?fref=ts

Clinique St-Amour: http://www.cliniquestamour.com/

et leur page Facebook: https://www.facebook.com/CliniqueStAmour?fref=ts

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