Une croque-mort pas comme les autres!

Si ça c’est pas un livre inattendu dans le cours de ma vie! Si ça n’avait été du communiqué de presse mentionnant l’événement Memoria organisé par la compagnie Moment Factory, je n’aurais probablement jamais fait la connaissance de Jo Dallaire. J’ai été intriguée…

Vous pouvez d’ailleurs visionner un vidéo de la soirée ICI 

On s’attend à un livre qui parle de la mort, de long en large, alors que c’est tout le contraire. Ce livre-là parle de la vie, de cette merveilleuse famille à laquelle on s’attache au fil des anecdotes et des confidences, une famille québécoise typique qui a quitté ses terres pour s’urbaniser et mériter sa pointe de la tarte.

9782922892826~v~Alfred_et_moi«Je gère une entreprise dont la particularité est de vendre des cercueils et des services funéraires. Je suis censée aimer ça. Et cacher mes doutes. Être certaine du sens de ma vie. Oui, je la gagne en vendant l’invendable. Moi, comme vous, j’ai dû me faire à cette idée. Nous sommes mortels, tous autant que nous sommes. Il faut s’y faire, oui, mais sans renoncer à la vérité de ce que l’on ressent. »  – Jo Dallaire-Légaré

Dernière compagne du peintre Guido Molinari, Jocelyne est la petite-fille d’Alfred Dallaire. Le Alfred qui a fondé les salons funéraires qu’on connait si bien dans le portrait québécois. Ce que vous ne saviez peut-être pas, c’est que Monsieur Dallaire était aussi barbier! Ouvrir un salon funéraire était une idée purement stratégique pour s’assurer de la prospérité de sa famille. Certains ont le pouce vert, Alfred Dallaire, lui, avait la bosse des affaires. Il semblerait bien qu’il ait transmis à l’enfant de sa fille les mêmes qualités entrepreneuriales. Diversifier les activités et faire place à la femme dans ce milieu d’hommes sont certaines des missions que se sont données Jo Dallaire, qui se qualifie elle-même de féministe. Ayant grandi dans une famille qui a toujours donné aux femmes le pouvoir qui leur revenait, Jo Dallaire nous dévoile les vues de son père sur le destin des femmes.

«Il fallait aller à l’école, ne pas se réfugier dans la maternité, garder notre nom et divorcer en cas de nécessité», lui disait-il.

Il y a mille et un détails de ce livre que je voudrais vous partager, mais je veux vous en laisser à découvrir.  Avec la portion récit, écrite par Jocelyne Dallaire-Légaré, les entretiens avec Jocelyne et sa fille, par Hélène De Billy et un abécédaire mis en forme par Michèle Baillargeon, ce livre, rempli d’images, vous fera voyager de belle façon.

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Une belle façon d’aborder la vie, donc aussi la mort, avec un métier que l’auteure n’a pas vraiment choisi, mais avec lequel elle respecte la vie de façon magistrale.

Ah oui ! Le livre est visuellement magnifique. La couverture, le choix de glacer les pages, les images et la typographie. TOUT. Même l’emballage dans lequel j’ai reçu le livre, avec le mouchoir et le ruban or. Bravo!

Merci pour ces mots Jocelyne, vous m’avez fait voir les familles qui vivent dans le milieu des salons funéraires d’une toute autre façon. Votre grand-père, votre père… votre famille, ont su me toucher en plein cœur. Longue vie à votre entreprise, mais surtout à votre âme créative et vos mots qui, maintenant couchés sur papier, ne mourront jamais.

UN EXCELLENT LIVRE À OFFRIR EN CADEAU.

Psssst Jo Légaré fait aussi des films documentaires !

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@MelanieGali

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