Les soeurs Boulay : Grande folie à petites doses

Les soeurs Boulay ont donné le coup d’envoi du 27e Coup de cœur francophone jeudi soir au Club Soda. Leur performance solide et bien rodée leur a valu une salve d’applaudissements. Avec une touche d’humour bien placée qui a teinté leur spectacle du début à la fin, on comprend pourquoi elles ont remporté deux Félix cette année à l’ADISQ.

Les soeurs Boulay -  Boucle Magazine
Crédit : Andréanne LeBel

Mélanie et Stéphanie Boulay ont présenté un show un peu retravaillé, auquel se sont ajoutés deux multi-instrumentistes (Laurence Lafond-Beaulne et Gabriel Gratton). Leur musique a donc gagné en profondeur, toutefois, elles ont perdu un peu de leur spontanéité musicale sur scène. La communication et la complicité entre les deux sœurs est toujours aussi forte et cela a ajouté un charme supplémentaire à leur performance.

Elles n’ont pas hésité à se renvoyer la balle à quelques reprises lors du spectacle et à relever des défis. Celui de Stéphanie étant d’insérer le mot «patibulaire» à l’intérieur du spectacle, défi qu’elle a accompli, en ayant une définition assez hasardeuse quant à la définition exacte du mot.

Stéphanie Boulay Crédit : Andréanne LeBel
Stéphanie Boulay
Crédit : Andréanne LeBel

Plusieurs thèmes ont été abordés, mais l’amour demeure toujours au centre de leur oeuvre, que ce soit un amour complexe tel qu’exprimé dans la chanson «Mappemonde» ou encore l’espèce de relation amour-haine qu’elles entretiennent entre elles et qu’elles décrivent dans leur nouvelle chanson «Windshield». «T’es pas game» tourne aussi autour de ce thème universel.

Les soeurs Boulay ont interprété toutes les chansons de leur album et deux nouvelles compositions qui ne sont pas encore enregistrées. C’est définitivement la pièce « Des shooters de fort sur ton bras » qui a suscité le plus de réactions et marqué l’imaginaire du public lors de cette soirée.

Les récipiendaires de deux Félix au dernier gala de l’ADISQ ont montré pourquoi elles méritaient la distinction « Révélation de l’année» à leur public.

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Première partie

Catherine Leduc est l’une des deux membres de Tricot Machine. Son style n’a pourtant rien à voir avec celui du groupe qu’on connaissait. Elle a un son qui se veut plus mature, mais qui ne colle pas totalement avec sa personnalité sur scène, qui s’avère être un peu maladroite. On avait un peu hâte à l’arrivée des sœurs Boulay, même si la dernière chanson de cette auteure-compositrice-interprète s’est avérée accrocheuse. Son spectacle gagne à être rodé et c’est pourquoi il faut qu’elle saisisse les occasions de spectacles qui s’offrent à elle.

Coup de coeur francophone

Cette prestation s’inscrivait dans le cadre du Coup de cœur francophone, un événement qui se déroule sur 11 jours à Montréal. Il s’agit d’un festival qui est dédié à la découverte et à la circulation de la chanson qui a été fondé à Montréal en 1987. Il est présenté dans la métropole en novembre et dans 35 autres villes canadiennes.

La programmation de ce festival est axée avant tout sur l’émergence, l’audace et les qualités de création. Chaque année, 140 spectacles sont produits dans le cadre de cet événement, et ce d’un bout à l’autre du Canada.

Le Coup de cœur francophone se déroule cette année du 7 au 17 novembre dans 15 salles de spectacles de la ville de Montréal.

– Andréanne LeBel

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