Ode à la fainéantise

Ô, paresse. Toi qui me consume et me revitalise. Tu me fais sentir tellement vivante après 10 épisodes de séries télé en streaming de suite.

Ô, paresse. La flemme, le vedgage. Les mots varient et s’alignent pour symboliser ta grandeur.

Je fais appel à toi, la sieste! Comme une arme ultime pour perdre son temps dans le confort d’un édredon, comme un Pokémon qu’on sort de sa Pokéballe.

Un jour, Sieste, nous nous marierons. Ce sera un grand jour de fête nocturne en plein jour.

Je porterai la robe-drap. Tu auras revêtu ton plus beau pyjama. Tu me regarderas droit dans les yeux bouffis et tu me diras « Oui, je le ronfle ».

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Je lancerai le bouquet d’oreillers à qui le veut bien. Quiconque l’attrapera gagnera une Snuggie.

Les gens lèveront leurs tisanes à nous, ma Sieste. Les vois-tu rajouter du lait et du sucre  comme on ajoute de l’amour?

Nous aurons des enfants. Ils s’appelleront « Zzzzz » et « Ronflement ». Ils iront à l’Université du Sommeil et auront des maîtrises en « Bavage d’oreiller » et en « Avoir trop chaud en été »  (mineure en Pas d’air climatisé).

Je pense tout le temps à toi, douce Siesta. En classe, au travail, à la maison. Je ne suis heureuse que lorsque nous nous retrouvons tous deux au lit.

Ils essaieront de nous séparer, les envieux! Ils voudront que j’aille à des barbecues et sur des terrasses jusqu’aux petites heures, loin de toi, et eux voudront que tu fasses des pubs pour Matelas Bonheur.

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Prouvons-leur que notre amour est plus fort que tout! Je serai lourde en m’endormant sur les causeuses berçantes extérieures, tu n’auras qu’à me rejoindre, je t’attendrai au sommeil de nous deux.

Et ne t’inquiète donc pas pour mon ancien amant Brunch. Nous ne sommes qu’amis, maintenant. De plus, nous nous voyons que très rarement. Je n’en ai ni le temps, ni la force. Après tout, tu me gardes sous la couette jusqu’aux petites heures de l’après-midi.

Je verrai moins mes ami(e)s par ta faute, souveraine du pyjama de flanelle! Ils me diront « Mets un cadran, bois un café, queq’chose! » Je grognerai en leur textant « lolol j’viens de me lever j’vais être un peu en retard ».

J’essaierai en vain de me séparer de tes draps chauds de confort. Boirai mille et un lattés  pour oublier que tu existes.

Le jour où j’arrêterai de t’aimer n’existe pas.

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Parce que même à la fin de mes temps, je te retrouverai dans le sommeil éternel.

(Hey, suis-moi donc sur les réseaux sociaux. J’fais des blagues pis toute.

Twitter: @dreycachetale

Instagram: @dreycachetale)

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