Entrevue avec Alexandre Belliard

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Qu’est-ce que je vous avais promis lundi? Ouais, façon détournée de vous demander: «Avez-vous lu cet article?» Avec l’engouement que suscite le projet Légende d’un peuple, une entrevue avec Alexandre Belliard s’imposait.

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Un vendredi bien mouvementé

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Essoufflé par le rythme effréné des entrevues qui se multiplient, c’est dans sa voiture à la sortie des studios de Radio-Canada qu’Alexandre Belliard répond à mon appel. Je vous offre la ride. Vous embarquez?

Première escale:

Comment est né le projet Légende d’un peuple et selon quels critères as-tu choisi les artistes qui t’accompagnent sur scène (Paul Piché, Daniel Boucher, Chloé Sainte-Marie, Joséphine Bacon, Élage Diouf, Le Husky et Éric Goulet)?

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«Ce projet est né de mon désir de tout faire à la fois. J’ai plusieurs passions: l’histoire, la littérature, la musique, les voyages, faire des spectacles, aller à la rencontre des gens. Un projet comme «Légendes d’un peuple» me permet de faire tout ça à la fois».

(Précision: Alexandre s’est inscrit au certificat en histoire pour élargir ses connaissances. Déterminé, vous dites? Par rien qu’un peu!)

«L’idée d’ajouter des collaborations, c’est le plaisir des rencontres avec d’autres artistes et de s’enrichir à même leurs oeuvres et leur talent d’interprète. Ce sont tous des gens qui sont porteurs d’identité, de culture et qui travaillent très fort. Ils ont un grand respect de la francophonie. Ce sont des alliés naturels».

Parlons souveraineté et de ce projet de rassembler tous les personnages francophones d’Amérique.

«Je crois très fort en la souveraineté du Québec, mais elle  doit se faire dans la connaissance, dans le désir d’un monde meilleur, d’un monde plus beau et dans le désir de préserver un beau cadeau en Amérique, c’est-à-dire un État francophone.

Mais mon désir de souveraineté ne m’empêche absolument pas d’avoir une grande admiration pour les communautés franco canadiennes ou américaines ou d’ailleurs.

Simplement, je crois qu’on mérite d’exister en tant qu’identité culturelle, je trouve que c’est un projet très stimulant. Ça m’émeut».

Tu as dit dans une entrevue accordée à La Tribune que tu comptais peut-être te rendre à 10 tomes, penses-tu que ton coffret pourrait devenir un héritage culturel ?

«Je ne sais pas si ça va être un héritage culturel, mais ça va être mon héritage à moi, à mes enfants, ma passion, mon amour pour qui on est, d’où l’on vient et où l’on va.

L’objectif, c’est plutôt de partager quelque chose maintenant avec les gens que j’aime et avec ceux à qui ça parle».

En te promenant dans les écoles secondaires, est-ce que tu as l’impression que tes chansons sont un meilleur moyen de stimuler les jeunes et ainsi les intéresser à l’histoire?

«L’écho des professeurs et des jeunes, c’est : «T’aimerais pas ça enseigner l’histoire? On aimerait ça avoir un prof comme toi». Mais moi, j’ai le beau rôle là-dedans parce que justement j’ai pas les contraintes du professeur qui travaille dans un cadre particulier et y’a pas non plus l’accoutumance.  Donc, moi j’arrive là un peu comme un intrus, un peu comique, un peu sympathique qui vient leur parler d’histoire de manière ludique. J’ai vraiment le beau rôle et je tiens à le garder».

Si le tome 1 était entièrement consacré au Québe, de quoi parle le tome 2?

«Y’a un peu du Québec:

  • Monseigneur Siméon Marchessault, patriote de la Vallée du Richelieu, exilé aux Bermudes (Il a été baptisé dans mon patelin!!!! Excusez la parenthèse.);
  • Paul Chomedey de Maisonneuve et Jeanne Mance, fondateurs de Montréal;
  • Eudore Éventurel, poète de Québec;
  • Robert Cavalier de Lasalle, parti de Lachine pour se rendre au Mississipi.

Mais ce deuxième album est plus axé sur l’ouverture au territoire avec Gabrielle Dumont dans l’Ouest, Émilie Fortin au Yukon. Il est plus franco américain que québécois».

Le 6 juillet, tu seras à Saint-Malo, est-ce la première fois que tu présentes un projet en France?

Pour chanter, oui. La première fois que je suis allé à Saint-Malo, j’avais 17 ans. J’étais sur les traces de Rimbaud, de Chateaubriand, etc. Je suis allé marcher en France avec un pack sack. J’y retourne presque 20 ans plus tard encore en lien avec la poésie et la littérature, mais cette fois-ci avec le regard d’un gars de 36 ans, marié et ayant des enfants.

MERCI à Alexandre Belliard.

Edith Malo

Suivez-moi sur Twitter: @MaloEdith

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