Le Dandy

Comme vous le savez, c’est la semaine British chez Boucle. J’ai donc décidé de faire un article sur les Dandys parce que…bien parce que je les trouve vraiment géniaux (et que je vous avais promis  des articles historiques!) En effet, si le dandysme me fascine autant, c’est parce que ce mouvement de mode a été le premier à associer un look avec une philosophie de vie. Dans l’histoire de la mode, les Dandys se sont donc énormément rapprochés de la notion de lifestyle d’aujourd’hui et franchement, je trouve cela rafraîchissant de parler des vêtements pour homme.

Bref, toute cette histoire de Dandy commence donc en Angleterre. Si le mouvement a aussi été très populaire en France, il débute néanmoins avec un homme devenu légende, George Brummell, LE Dandy par excellence.

Qu’est ce qu’un Dandy? Eh bien, commençons par son look.

 Si j’aime autant cette mode, c’est d’abord grâce à leur philosophie de l’esthétique : il faut être élégant, magnifique même, tout en restant simple. Les couleurs sont sobres et sombres, la coupe doit être parfaite, on porte le chapeau haute forme : il faut avoir l’air impeccable! Vous pourriez croire  que le Dandy ne se différencie pas des autres hommes de son époque. Vous faîtes erreur cependant! Par le fait même de sa simplicité, et par l’attention que cet homme porte à  ses toilettes, il se démarque. D’ailleurs, avec  ce souci du détail et de l’apparence,  il fait même compétition aux dames, et est considéré par les sociologues comme un homme avec un penchant féminin, presque androgyne.  C’est qu’à cette époque, le costume pour homme était de plus en plus uniformisé  alors que la mode féminine prenait de l’ampleur : le mouvement du dandysme fut donc  une révolte et dévoila une crise identitaire masculine  du 19 siècle, dans leur société.

 

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Vous êtes toujours là? J’espère bien vous avoir captivé! Si cette description était pour  le style, le comportement quant à lui ne doit être oublié. Comme j’ai mentionné plus haut, être Dandy était aussi une question d’attitude. Il est  indifférent, impertinent mais gracieux, aime mieux étonner son entourage que d’en être accepté bref, c’est un marginal. C’est justement pour cela que j’aime le Dandy : il veut se différencier par l’esprit, et être d’une élégance irréprochable.

Je termine ce premier article historique à saveur social par une réflexion  personnelle: honnêtement, les hipsters me rappellent énormément les Dandys : l’attitude est aussi importante que le look, et le mouvement peut être  difficilement définit.  Sans que j’éprouve la même affection pour ce mouvement plus récent, serait-il une version moderne du dandysme?

5 réflexions sur “Le Dandy”

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