Belzébuth : L’authenticité québécoise en musique

Si t’écoutes pas de musique traditionnelle et folklorique durant le temps des fêtes, c’est que t’es pas un vrai Québécois! Pour égayer votre prochaine veillée du jour de l’an, je vous présente Belzébuth, un groupe de musique traditionnelle 100 % pure laine qui bouge en Saint-Crépinien. (Maudit que je l’aime ce Saint-là.) Cette semaine, j’ai rencontré Louis-Vincent Gagnon, joueur de mandoline et de bouzouki pour Belzébuth. Il m’a ouvert les yeux sur un groupe qui gagne à être connu, mais aussi aux côtés plus sombres de la scène folklorique québécoise!

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Parlons d’abord de l’homme qui m’a accordé gentiment son temps! Louis-Vincent est un guitariste diplômé de l’Université de Montréal en interprétation jazz. Il est d’ailleurs mon propre mentor et j’apprends de lui la guitare depuis quelques années déjà. (Il est vraiment trop fort!) Son gout pour la musique traditionnelle a toujours existé, mais ce n’est que lors de sa deuxième année de baccalauréat qu’il rejoindra la formation Belzébuth en tant que joueur de mandoline. Il ne savait même pas en jouer. Petit coquin va!

L’été dernier, Belzébuth a fêté sa dixième année d’existence. Ils ont à leur actif trois albums studio dont le dernier, Suite 8, qui est sorti en décembre 2011. Bien qu’ils aient en poche ces trois albums costauds, Louis-Vincent m’a rappelé la dureté du marché de la musique et particulièrement du folklorique. Même avec un passé déjà bien rempli, il est encore très difficile de se trouver des contrats pour des festivals ou pour des spectacles tout simplement. Les subventions se font toujours plus rares sur ce marché (on s’en souvient, M. Harper) où pullulent bon nombre de groupes folkloriques. Les opportunités pour jouer se font rares également, mais aussi à un certain prix, même pour des groupes avec une certaine notoriété.

Pour exemplifier cela, Louis-Vincent m’a parlé de son dernier spectacle aux iles de la madeleine avec Belzébuth. Le voyage jusque-là aurait couté très chère pour les six musiciens. Tout cela pour jouer devant un public constitué de peu d’étudiants et pour toucher à la fin de la soirée une petite somme! Bien que les subventions payaient le déplacement, ça remet les choses en perspectives!

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Il ne faut pas non plus oublier qu’un facteur aussi banal que le nombre de membres dans un groupe influence les décisions. Ainsi, les trios ont souvent plus de facilité à se trouver des subventions qu’un groupe comme Belzébuth composé de six membres. On n’a pas besoin d’être un génie en mathématique pour comprendre qu’une subvention divisée en trois plutôt qu’en six permet aux musiciens un meilleur revenu et de meilleures conditions.

Malgré les difficultés que cela pose, Belzébuth joui d’une notoriété bien établit. Ils multiplient les honneurs et les apparitions dans de nombreux festivals imposants. Ils ont eu droit à une couverture assez imposante dans Le Devoir lors de leur dernier lancement d’album. C’est indéniablement une preuve que ce n’est pas un groupe de musique de pacotille!

Pour tous les intéressés, je vous invite à visiter le site internet du groupe au : www.bzb.qc.ca

Pour les dernières nouvelles, je vous invite également à visiter, mais surtout « Liker » leur page Facebook. Vous serez tenu au courant de leurs dernières nouvelles.

Ben quin! On me confirme à l’instant qu’il y a un concours sur Facebook où vous courrez la chance de gagner les albums de Belzébuth.

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Quoi de mieux pour commencer votre prochaine descente aux enfers…

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