Drôle + mère = Émilie Ouellette.

Source: site officiel d’Émilie Ouellette.

Connaissez-vous Émilie Ouellette?

Naon ?

Grosso modo,  c’t’une fille.

Son métier, c’est humoriste.

(Ben quin! J’fais pas des chroniques Astronomie, tsé.)

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Pis son métier de vie, c’est d’être mère.

Jeudi dernier, le 23 novembre, accompagnée de ma caméra et de mon sens de l’humour (douteux), j’ai enfin pu voir son premier spectacle « Accoucher de rire » à Rivière-des-Prairies, dans une wannabe salle de bingo. Le spectacle était conçu pour accueillir des jeunes bébés, de sorte que la moyenne d’âge soit d’environ huit ans et trois mois. J’étais dans mon élément.

Les bébés pleurent ? Pas grave. « À la fin, tu t’en rends pu compte. Ça devient comme le bruit du frigidaire. »  Sont jeunes, mais trop vieux pour être silencieux ? Laisse-les à la garderie sur place! C’est-ti pas beau, ça.

Le nom le dit : ça parle de maternité. Du début à la fin. De la fécondation à l’accouchement, en passant par les contractions, les prénoms weirds, les bébés laittes pis le gras d’bras. Dans la salle, mères, pères et bébés étaient dispersés aux différentes tables pour profiter du spectacle et des ti-sacs de Lay’s. Pis du popcorn aussi. Miam.

J’ai ri du début à la fin. J’avais beau être la seule (ou presque) exclue d’la gang des babies-su’é-genoux, j’ai été transportée par l’Aventure de la maternité, telle que racontée par Émilie. C’était beau, cru par bouttes, mais tellement vrai.

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Parfois, c’est réconfortant de revenir à l’essentiel.

No jokes, j’suis sortie de d’là, pis je voulais des bébés.

En bas à gauche. Enfants everywhere.

Une fois les hormones mises de côté, j’ai tout de même profité de l’occasion pour poser une coupe de questions à la principale intéressée, et ce, dans le charme inusité d’un débarras/cuisinette/garde-manger du centre récréatif 1-2-3 Go de Rivière-des-Prairies. Ça sentait le popcorn, c’tait écoeurant.

Émilie n’est pas une humoriste avec un parcours traditionnel. D’abord formée pour être comédienne avec un DEC en art dramatique au Cégep St-Laurent, la voie/voix de l’Humour lui est venue un peu par erreur. Elle ne donne pas des spectacles dans les bars comme plusieurs autres humoristes de la relève, du moins, pas souvent. Ça fitte pas forcément avec son quotidien de mère.  Après tout, quand t’allaites entre deux jokes, t’as pas forcément envie de traîner avec du monde saoul ad vitam aeternam.

Son opinion sur les filles en humour ? Sur pas mal de trucs, elle était d’accord avec les propos de Gabrielle Caron : le talent est présent peu importe le sexe. Faut assumer que quelqu’un de pas drôle est pas drôle parce que c’est d’même et non parce qu’elle a un vagin. « Le milieu de l’Humour, avant même de le classer gars/filles, je le classerais relève/professionnel. Y’a pas beaucoup de place en haut, dans la cour des grands. C’est difficile de percer. » Tough life.

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Ses projets en ce moment ? Le Projet 100 000 et le DVD au suivant, et tout ça, relié au show « Accoucher de rire ».

Projet 100 000 : le but, c’est de recueillir 100 000 signatures avant avril 2013 pour produire le show « Accoucher de rire ». VA SIGNER LÀ ! Je le mets en Caps Lock, parce que c’est important.

DVD au suivant : Un peu à la manière de « Donner au suivant » (Chantal Lacroix est tellement jalouse), le DVD au suivant se passe de mains en mains pis de yeux en yeux. Le but ? Se faire voir par 100 000 personnes ! Le fameux 100 000. Peut-être un jour ce DVD se trouvera dans votre salon, sait-on jamais.

Sur ce, je vous laisse sur d’la promo pour le DVD au suivant avec Véro, reine des bébés.

Fallait ben j’fasse ma part radio-canadienne.

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T’es pas game de l’écouter jusqu’à la fin, la toune promotionnelle est magique.

[youtube=http://youtu.be/5STjXqVfibo]

PIS ÇA AUSSI! Mignon exposant cute.

[youtube=http://youtu.be/HrAclO97xjE]

2 réflexions sur “Drôle + mère = Émilie Ouellette.”

  1. Signé. Gamed.

    En réponse à V [http://bit.ly/GT6z1] ou V [http://imdb.to/SPhp], je diffère complètement et respectueusement ce point de vue. Il semble que cette anglifrançation est symptomatique d’un joual nouveau qui a évolué depuis Michel Tremblay. L’écrire, c’est le concrétiser, le consacrer, le reconnaître comme faisant partie de nous. Il faut arrêter de se complexer et se mentir avec une langue de Molière qui sonne si bien à l’écrit, comme on voit dans des blogs politiques bien de chez nous où la langue ne sert qu’à aliéner un lectorat non-universitaire [http://bit.ly/V79vb2]. Il s’agit ici de la nouvelle langue d’une génération. C’est maintenant ce langage léger qui devient « funnay », qui représente un humour émergeant. Il faut savoir le dompter pour l’apprécier ou passer par-dessus pour profiter de son fond. Ça peut sembler ardu pour le profane, mais la particularité de cette lecture vient ajouter à sa richesse.

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