World Press: World DEpress.

Crédit photo : Radio-Canada

Pour ma première chronique, je vais briser un peu les règles de parler d’expositions actuelles pour vous parler de celle qui m’a le plus touchée cette année.

Il y a deux semaines (c’était pas si loin !), je suis allée voir l’exposition World Press au marché Bonsecour. Je savais que l’expo était bien, on me l’avait déjà largement recommandée et je partais donc avec de grandes attentes.

Qu’est ce que c’est ? Un concours de photographies journalistiques qui a lieu une fois par an. À Montréal, c’est exposé tout le mois de septembre.

«The contest creates a bridge linking the professionals with the general public. As the announcement of the winners makes headlines around the world, so the inspirational role of photojournalism is highlighted to an audience of hundreds of millions.» (www.worldpressphoto.org)

L’exposition était tout simplement incroyable. Et incroyablement déprimante. World Press, c’est un compte rendu des ravages que fait l’homme sur la nature, la nature sur l’homme et l’homme sur l’homme.  C’est un  mélange d’horreur et de tristesse caché sous la beauté d’une photo prise au bon endroit, au bon moment. Certaines photos sont magnifiques, d’autres soulèvent le cœur. Mais chacune nous ramène brutalement dans la réalité d’un monde qu’on ne connait pas assez.

Bien protégé dans notre système occidental, il y a des conditions de vie que l’on n’imagine même pas. Même plus. C’est à certains moments un vrai retour au Moyen-Âge, entre la peine de mort, le mariage forcé de fillettes ou encore les conditions de vie dans les ateliers du «Tiers-Monde». On revoit les folies de l’homme avec le shooting sur l’île Norvégienne, les corps découpés, la guerre. Il y a aussi (heureusement) des messages d’espoirs : l’homme qui s’est occupé de sa femme Alzheimer jusqu’à son décès, dont les portraits sont poignants. Il y avait également tout une série de photo consacrée printemps érable.

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Guerres, catastrophes naturelles, prostitution, cadavres. Rien n’est épargné. La réalité crue.

On déambule entre les photographies, toujours plus horrifié, attendri, outré. On ressort avec une boule au ventre, un œil affûté qui ne voit que sujet de photographie et une folle envie de changer le monde.

Pour voir les toutes les photos, visitez le site !

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